VISITE DE LA FABRICATION DU CALVADOS



Notre rencontre mensuelle du mois d’octobre a pour but de retourner à l’école non pas pour y recevoir un enseignement mais pour y découvrir au sein de cette École-entreprise un nouveau type de scolarisation basé principalement sur le critère de la motivation de l’élève.

Madame Hélène Vauvarin, directrice et cofondatrice de l’école nous présente son établissement.
Il y a 2 ans, un ami avait beaucoup de difficultés à recruter du personnel pour son entreprise de métallerie et dans la mesure où la retraite approchait il n’avait personne pour la reprendre.
Il faut savoir que sur le territoire de Caen certaines structures de métallerie et de métallurgie (76 sur Caen) recherchent cinq à six soudeurs. Ces entreprises ont toutes la même problématique à savoir le recrutement car dans les dix prochaines années, il y aura 20 % de leurs effectifs de soudeurs qui partiront en retraite.
Pour répondre à ce manque de main-d’œuvre nous avons réfléchi à des solutions du type créer une entreprise d’insertion, mais très vite l’idée de former des soudeurs localement et les faire rentrer dans ces entreprises de métallerie – métallurgie via une École-entreprise a germé.
C’est ainsi que Métal Académy a vu le jour il y a deux ans.
Aujourd’hui, sur le territoire de Caen il y a 700 jeunes en sortie de 3ème qui sont sortis du système scolaire sans formation. Notre école donne une chance à ces jeunes de 15 à 18 ans.
En matière d’inscription il n’est pas fait appel au livret scolaire et il n’y a pas de sélection sur dossier et pas plus financier. Quel que soit leur parcours antérieur la sélection des élèves se fait sur le seul critère de la motivation. Ils doivent être acteurs de ce choix et de cette envie d’être formé.
Les frais d’inscription sont seulement de 150 € par an. Cela comprend tous les vêtements, chaussures et protections individuelles de sécurité au niveau de l’atelier.
Métal Académy, labellisée École de production, réalise des travaux de sous-traitance essentiellement pour des entreprises et donc assure, avec la vente de ses productions, 44 % de son autofinancement. Le reste est financé par des entreprises de Caen, la Fondation Legallais Bouchard, la Fondation Renault et par la Fondation Total énergie.
Actuellement l’école forme 32 élèves, 10 sont en deuxième année pour un CAP de soudeur et 22 sont en première année. Notre objectif est de ne pas dépasser 50 élèves. L’encadrement est composé de 8 personnes plus un chargé financier.
Métal Académy dépend de 3 Ministères à savoir de l’éducation nationale pour la délivrance des diplômes (en cours d’examen et de validation de l’établissement), du Ministère de l’Industrie et du Ministère du travail.
Après cette présentation très riche d’enseignement sur le concept d’école de production, les Anysetiers ont observé les élèves en activité autour des nombreux postes de travail inhérents à la métallerie dans le respect de la sécurité à savoir rester dans un couloir fléché en jaune au sol.

Les 16 Anysetiers présents remercient Madame Hélène Vauvarin pour cette excellente présentation où on a pu mesurer le dévouement et la passion de cette directrice pour ses jeunes motivés et responsables de leur avenir.
Après un excellent déjeuner à l’Auberge du Douet de la taille à Pont-L’évêque les Anysetiers de la Commanderie se sont rendus le 9 septembre 2024 au musée immersif sur la fabrication du Calva à travers 500 ans d’histoire sur la pomme et le Calva.

L’eau-de-vie aujourd’hui appelée Calvados est reconnue au XVIe siècle (1553) et la corporation des distillateurs d’eau-de-vie voit le jour en 1600.
Le Calvados est issu de la distillation du jus de plus de 100 variétés de pommes sucrées, acidulées et amères. Chaque producteur a sa recette sur les proportions de pommes sucrées, acidulées et amères.
La fermentation du jus (appelée aussi le moût) se fait naturellement en cuve et elle permet la transformation des sucres en alcool. Lorsque le sucre a été totalement consommé et titre au moins 4,5 % d’alcool à 20 °, ce cidre est prêt à la distillation pour donner naissance à la première phase de l’appellation « Brouillis ou petite eau » titrant 28 à 30°.
La distillation consiste simplement à dissocier l’alcool de l’eau à l’aide d’un alambic en cuivre. Lorsque le cidre est chauffé, l’alcool qu’il contient ayant une température d’ébullition inférieure à celle de l’eau, s’évapore avant elle.
Il existe deux méthodes de distillation :
Seule l’appellation générique Calvados autorise le choix entre les deux méthodes de distillation.

Le vieillissement se fait en fut de chêne et le Maître de chai procède à de savants assemblages avec des eaux-de-vie d’âges différents ou des recollés et terroirs différents pour trouver l’équilibre entre les arômes boisés et fruités.
Le Calvados ne pourra être mis en vente qu’après 2 à 3 ans de vieillissement minimum avec les mentions suivantes ;
À l’issue de cette visite très riche et très bien documentée par notre guide, les Anysetiers ont très modérément dégusté en mode « Trou Normand » trois Calvas à savoir un Père Magloire, un Lecomte et un Boulard.
Cette sortie pique-nique du 17 juin dans les communs du Château de Brouay avait un double intérêt à savoir ;
L’organisation de ce pique-nique et sa réussite reposaient certes sur la Commanderie mais aussi sur la participation de chacun. C’est ainsi que chaque participant devait apporter au choix une entrée ou un dessert sachant que la Commanderie fournissait la viande, le fromage et le vin.
Après avoir goûté avec bonheur les savoir-faire des entrées de chacun, nous avons savouré l’excellent faux-filet de bœuf cuit au barbecue par un homme de l’art, notre ami Joël Bauruelle.
Avant d’aller visiter au Château la commémoration du 80e anniversaire du débarquement (jour J), la Commanderie a offert un superbe ouvrage sur « l’Atlas des oiseaux en Normandie » au Baron Alexandre d’ABBOVILLE, propriétaire du Château, pour le remercier de nous avoir accueillis dans son domaine.
L’exposition et la vidéo retracent la vie sous l’occupation des habitants de BROUAY, leur exode et les affres de la guerre ; sans oublier les témoignages de combattants alliés qui le 6 JUIN 1944 sont venus libérer l’Europe au prix de leur sacrifice. … Mais on s’aperçoit malheureusement que les hommes ne retiennent jamais les leçons de l’histoire.

Notre commanderie a fait de déplacement pour le 43ème CM de notre ami Jean-Yves Mennechez GM , chancelier de la région 6 son chapitre et ses maistres anysetiers à Hauconcourt. Les dons ont été remis à 3 associations dont l’UMPE “une main pour un espoir” afin d’aider des enfants placés dans des services de protection de l’enfance.
Le cérémonial était présidé de Walter Joannes Steyer CM de la commanderie d’ALSACE Vice-Chancelier de la région 6 et nombreux hauts dignitaires étaient présents dont notre Chancelier Christian Beaufour de la région 5.

C’est avec plaisir que nous avons rendu visite au GM et vice chancelier de la 11ème région et son chapitre le samedi 28septemvre 2024
La cérémonie c’est déroulée sous la présidence de Bernard Bretschneider, chancelier de la région 11 et le chèque de nos oeuvres sociales a été remis “aux papillons blancs”. La soirée de Gala dans une ambiance amicale et chaleureuse avec l’intervention d’un groupe musical c’est terminée avec la souscription .
Nous avons apprécié la visite du Museum d’histoire naturelle et de l’exposition “merveilles choisies” avec une guide extraordinaire

Le Palais du Luxembourg.

Ce mardi 22 octobre de l’an 2024, la Commanderie des Anysetiers de Touraine, rejointe par des membres du Poitou, de la Sarthe et plusieurs amis, a eu le privilège d’être reçue au Palais du Luxembourg par Monsieur Pierre Louault, Sénateur de Loches.
En 1615 après le décès de son époux Henri IV, Marie de Médicis, préférant s’éloigner des rumeurs et des miasmes du Louvre, fit édifier le Palais du Luxembourg par l’architecte Salomon de Brosse dans le style du Palais Pitti de Florence, dont elle était originaire. Chassée par son fils Louis XIII, elle dut s’exiler. En 1715, Louis XVI l’offrit à son frère, le Comte de Provence, futur Louis XVIII qui sera détrôné.
Après avoir hébergé en 1795 le Conseil des Anciens de l’An III et servi de prison, le Palais conserva sa vocation de résidence princière.
Il subit par la suite des transformations architecturales pour mieux répondre à sa vocation parlementaire. Sous le Consulat et le 1er Empire, les aménagements intérieurs furent très sensiblement modifiés par l’architecte Chalgrin. En 1814, le Palais est affecté à la “Chambre des Pairs”. La Monarchie de Juillet, voit l’accroissement du nombre des Pairs de France et conduit l’architecte Alphonse de Gisors à avancer la façade sud de trente mètres sur le jardin, pour permettre la construction de la fastueuse Bibliothèque et de la Salle des Séances actuelles. En 1852, Napoléon III fit abattre les cloisons du bâtiment principal pour réaliser la grande galerie, alors Salle du Trône, dénommée aujourd’hui « Salle des Conférences ». Après la chute du Second Empire en 1879, lorsque le siège des Pouvoirs publics est transféré de Versailles à Paris, le Palais est affecté au Sénat de la IIIème République, qui y siège jusqu’en 1940. Successivement siège de l’Assemblée consultative provisoire, Haute Cour de justice, il est affecté fin 1946 au Conseil de la République, puis en 1958, devient le Sénat de la Vème République.

Aujourd’hui, fourmillent autour des 348 Sénateurs,1200 fonctionnaires et contractuels qui travaillent à la stabilité de notre Constitution et au contrôle du gouvernement. Dans les hauts degrés de l’amphithéâtre, impressionnant de dorure nous avons pu assister avec une discrétion imposée, à quelques échanges sur les questions du jours. Puis, accéder à l’immense et fabuleuse bibliothèque, ainsi qu’à la Salle des conférences, toutes deux magnifiquement décorées dans le style du Second Empire ; puis traverser la chambre de la Reine Marie ornée de motifs d’or et de lapis lazuli. Impressionnant également le majestueux escalier couvert d’un tapis aux motifs particulièrement agencés pour en accentuer la solennité. Cette visite fut aussi l’occasion de rappeler le rôle important et complémentaire à celui de la Chambre des Députés, les responsabilités des Sénateurs en tant que garants de la stabilité des institutions et contre-pouvoir du Gouvernement.

Encore impressionnés par la richesse et l’importance des lieux, nous nous sommes dirigés vers le restaurant du Sénat, lumineux et confortable, et avons profité d’un excellent menu. Bien que très occupé par l’ordre du jour, le Sénateur Louault nous a accordé un moment de partage. En début d’après-midi, nous reprenions le car, un peu fatigués, car le lever fut très matinal, mais comblés par cette journée enrichissante et conviviale.
Pour animer sa traditionnelle soirée d’automne, la Commanderie de Gascogne avait fait appel à Laurent Marsol pour une plongée dans le parcours d’ Ernest Vila (1898-1950), un auscitain méconnu qui a fortement marqué le devenir de la ville d’Auch et du département au lendemain du dernier conflit mondial.
Rugbyman à Auch, international sous les couleurs du Stadoceste tarbais, E. Vila est aussi à l’origine du développement de la pratique du tennis à Auch en créant le Tennis Club Auscitain en 1932.
Il commença sa carrière en tant qu’enseignant avec une véritable passion pour ce métier dont il a été révoqué en 1941 en tant que franc-maçon. Confronté à l’armée d’occupation, il rejoint le réseau « Vérité » puis « Combat » et fera partie des premiers résistants du département. Après des années de clandestinité, il deviendra président du Comité Départemental de la Résistance.
Cette plongée dans l’histoire locale, somme toute encore récente, n’a pas manqué de susciter un vif intérêt à une assistance attentive qui n’a pas manqué de poursuivre les discussions autour du buffet bien concocté par notre dévoué Maistre de bouche.

