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Magnifique conférence par Christian Moulié sur Rosemonde Gérard, poétesse oubliée

Christian Moulié, ténor, spécialiste du répertoire du XIXème siècle,

chanconteur et conférencier

  Une quarantaine d’Anysetiers et leurs amis ont répondu favorablement à cette invitation et se sont retrouvés dans la très belle salle Le Carbonnier à Castillonnès ce vendredi 16 janvier 20026.     Cette conférence est « hors pair » non seulement en raison de la qualité de l’héroïne de la soirée Rosemonde Gérard mais également de celle du conférencier Christian Moulié !     Rosemonde GÉRARD (1866 – 1953) : son nom ne vous dit peut-être pas grand-chose et pourtant vous connaissez surement ce vers célèbre de la poétesse : «   Car vois-tu, chaque jour je t’aime davantage,      Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain. » Á 23 ans, elle publie son premier livre « Les Pipeaux » couronné par l’Académie Française. Le 8 avril 1890, elle épouse Edmond Rostand, écrivain, qui, à l’époque, a peu de succès. Rosemonde sera son inspiratrice et sa collaboratrice. Elle va beaucoup l’aider et participera à la rédaction des deux grandes pièces qui feront sa renommée : Cyrano et L’Aiglon. En effet, Rosemonde Gérard écrit, avec autant de virtuosité que son mari, des poèmes à forme fixe, sonnets, triolets et rondeaux. Elle incarne, dans son œuvre, une jeunesse chantante, donnant confiance à Edmond Rostand et rivalisant avec lui dans le dessein de l’encourager, c’est pourquoi leurs œuvres offrent de nombreuses similitudes. Rosemonde Gérard fut une grande poétesse, auteure, écrivain qui s’effacera par amour pour son mari Edmond Rostand et afin de lui laisser la pleine lumière de ses immenses succès. Elle mourut à Paris en juillet 1953.   Christian MOULIÉ  Figure culturelle incontournable de l’Agenais, le chanconteur (ténor), Christian Moulié, s’est, au fil des années, laissé gagner par sa passion de l’Histoire et particulièrement de l’Histoire locale. À force de recherches, il a pu mettre en lumière les liens étroits de l’épouse d’Edmond Rostand avec Agen. Christian Moulié est chanteur d’opéra, mais surtout « chanteur de mémoire » : à travers les chansons populaires du siècle dernier, ils est celui qui a entrepris de transmettre un pan presque oublié de notre patrimoine. Suite à l’enseignement reçu par des professeurs formés à l’Opéra de Paris, cours et stages de chant lyrique, Christian Moulié, chanteur classique, intègre une troupe d’opéra — « Les chants de Garonne » —, puis développe une carrière soliste. Depuis plus de 20 ans il se produit en France mais il fut aussi invité, dans le cadre de sa spécialité du répertoire du XIXe siècle dans le monde entier…   Ces deux personnages hors du commun ont fait de cette soirée un moment   exceptionnel     qui n’a laissé personne indifférent et les Anysetiers du Bergeracois – Vallée du  Dropt   se    réjouissent de la venue prochaine de Christian Moulié dans leurs rangs.

       À l’issue de la conférence, un apéritif dinatoire magnifiquement préparé par les Anysetiers eux-mêmes fut proposé après l’échange traditionnel fleurs et petits présents  de remerciements.

 Cette magnifique soirée s’est terminée après le partage de la galettes des rois.

   

Les dignitaires de la Commanderie entourent Christian MOULIÉ :

Corinne SICAUD: Vice-Chancelière de la Région 9

Giselle CARRERE : Grand Maistre de la commanderie du Bergeracois-Vallée du Dropt

Michel GRIMAUD : Trésorier de l’OIA

Le génocide Rwandais – conférence.

Répondant  à l’invitation du Grand Maistre Maurice Alletz, l’ancien Ambassadeur de France au Rwanda a tenu, en ce mois de novembre 2025, une conférence exceptionnelle sur le génocide perpétré en 1994 au Rwanda. Parterre conquis par l’érudition d’un homme qui a été directement confronté à un contexte exceptionnel de gravité.

Le génocide trouve ses racines dans un contexte historique de division ethnique entre Hutus et Tutsis, largement aggravé par la colonisation belge qui a favorisé une politique de discrimination.  Après l’indépendance, les tensions se sont accentuées avec des cycles de violence, des exils massifs de Tutsis et la monté d’un pouvoir Hutu radicalisé. A partir de 1990, la guerre civile oppose le gouvernement Hutu au Front Patriotique Rwandais (FPR), majoritairement Tutsis. Une propagande extrémiste intensive, relayé par des médias comme “Radio Mille Collines”, prépare l’opinion à l’extermination en présentant les Tutsis comme des ennemis à éliminer. Précédé par d’autres affrontements génocidaires, l’élément déclencheur survient  le 6 avril 1994 avec l’attentat contre l’avion du Président Habyarimana. En quelques heures, les milices Interahamwe, soutenues par des autorités politiques et militaires, lancent un plan d’extermination systématique. Entre avril et juillet 1994, un million de Tutsis et de Hutus modérés furent assassinés dans une folie barbarie totale.

Selon notre intervenant, le génocide fut le résultat d’un mélange explosif de divisions historiques, d’idéologie racistes d’un appareil d’Etat radicalisé par la propagande, et de la défaillance de la Communauté internationale.

Soirée mémorable pour les Anysetiers de Gascogne venus, pour cette soirée de rentrée, écouter  les propos éclairés d’un diplomate averti que sa position de retraité a libéré de toute contrainte liée à la réserve d’usage.

                                        

 

 

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