Catégorie : Culture

INDRE EN BERRY. Concert à Nohan

En ce mois de juin, les Anysetiers d’Indre en Berry ont eu le privilège, d’entendre Matouš Zukal, lors du “Nohant Festival Chopin” prolongé par un déjeuner au restaurant Le Relais d’Angibault.

Avec un programme réunissant  Bach, Chopin et Debussy, ce récital nous a invité à parcourir plusieurs univers du répertoire pianistique, entre profondeur spirituelle, lyrisme romantique et intensité expressive.

Biographie de Matouš Zukal

Matouš Zukal est l’un des pianistes les plus remarquables de la jeune génération. En 2021, il a été lauréat du prestigieux Concours international de piano du Printemps de Prague, où il a remporté le deuxième prix, le prix de la Fondation Gideon Klein et le prix des Centres tchèques. Dès 2019, il a remporté le Concours de la Fondation Bohuslav Martinů, où il a également reçu le prix du meilleur participant, le prix de la meilleure interprétation d’une œuvre de Bohuslav Martinů et le prix Zorka et Jaroslav Zich. En 2023, il a remporté le premier prix du festival Verão Clássico de Lisbonne. En 2025, Matouš a remporté le Concours international de piano d’Île-de-France et le concours de la Fondation Martha-Debelli. Cette année, il a remporté le Concours international de piano Gonzalo Soriano en Espagne.

Soliste invité par des orchestres réputés tels que l’Orchestre symphonique de Prague FOK ou l’Orchestre philharmonique de Brno, il s’est produit dans des festivals majeurs comme le Printemps de Prague, le festival Smetana à Litomyšl ou le Festival Rudolf Firkušný. Son répertoire étendu et sa sensibilité artistique lui ont valu des collaborations avec des formations prestigieuses et la diffusion de ses concerts à la Radio et Télévision tchèques. En parallèle de sa carrière solo, Matouš excelle en musique de chambre, collaborant régulièrement avec des quatuors renommés et participant à des masterclasses avec des artistes de renom comme Sir András Schiff et Daniil Trifonov. Il poursuit actuellement ses études doctorales à Prague tout en préparant un master à Graz.

Nous souhaitons très bonne continuation à ce très beau talent !

VISITE du VIEUX LYON 20 juin 2026

Notre prévôt à la Culture Jean-Louis ROUSSIN nous a fait découvrir, avec sa culture et sa verve habituelles, les lieux emblématiques comme les adresses cachées du Vieux Lyon. Une très belle visite !!!  Par cette chaude journée de presqu’ été, une pause gourmande au ” Court Bouillon” nous a permis d’échanger. Promis, nous nous retrouverons à la rentrée pour de nouveaux évènements !

Outil en main-Remise des prix.

 

       

Soutenir la transmission des savoir-faire, c’est préparer l’avenir de notre jeunesse. C’est ainsi que notre Commanderie a participé à la remise des récompenses de fin d’année aux jeunes élèves de l’Association “Outil en main” d’Auch. Ce fut l’occasion de distinguer les réalisations de l’année des jeunes élèves de moins de douze ans, encadrés par des artisans retraités, bénévoles et dévoués. Notre Commanderie fut la seule, parmi les autres donateurs, à être honorée par une réalisation personnalisée. Transmettre un métier, c’est bien plus qu’enseigner un geste, c’est offrir aux jeunes le goût de l’effort, de la création et la fierté du travail accompli.

       

Journée internationale des anysetiers, sous le signe de l’intelligence du coeur et de l’Intelligence Artificielle.

A l’instigation de son chapitre et avec l’aide de plusieurs maistres-anysetiers, près de quatre-vingt dix membres de la Commanderie se sont retrouvés au Golf de Guérande, pour marquer la première journée internationale de l’O.I.A.

Pour illustrer et rappeler la marque de fabrique de notre Ordre et ses valeurs de solidarité, fut présentée l’action d’une association de parents , l’APEI Ouest 44, qui aide, accompagne et soutient les personnes en situation de handicap, ainsi que leur famille.

Une conférence, présentée et animée doctement par M. Philippe Léost, créatif et universitaire, permit d’approcher l’Intelligence Artificielle, sous les aspects théoriques et pratiques.

En conclusion, une définition synthétique des intérêts de l’I.A. :

Yann Le Cun – récompensé en 2018 par le prestigieux prix Turing5 – lors d’une intervention au Collège de France :

« Qu’est-ce que l’intelligence ?

Est-ce la capacité à percevoir le monde, à prédire le futur immédiat ou lointain, ou à planifier une série d’actions pour atteindre un but ?

Est-ce la capacité d’apprendre, ou celle d’appliquer son savoir à bon escient ?

La définition est difficile à cerner.

On pourrait dire que l’IA est un ensemble de techniques permettant à des machines d’accomplir des tâches et de résoudre des problèmes normalement réservés aux humains et à certains animaux.

Les tâches relevant de l’IA sont parfois très simples pour les humains, comme par exemple reconnaître et localiser les objets dans une image, planifier les mouvements d’un robot pour attraper un objet, ou conduire une voiture.

Elles requièrent parfois de la planification complexe, comme pour jouer aux échecs ou au go.

Les tâches les plus compliquées requièrent beaucoup de connaissances et de sens commun, par exemple pour traduire un texte ou conduire un dialogue. »

Magnifique conférence par Christian Moulié sur Rosemonde Gérard, poétesse oubliée

Christian Moulié, ténor, spécialiste du répertoire du XIXème siècle,

chanconteur et conférencier

 

Une quarantaine d’Anysetiers et leurs amis ont répondu favorablement à cette invitation et se sont retrouvés dans la très belle salle Le Carbonnier à Castillonnès ce vendredi 16 janvier 20026.

 

 

Cette conférence est « hors pair » non seulement en raison de la qualité de l’héroïne de la soirée Rosemonde Gérard mais également de celle du conférencier Christian Moulié !

 

 

Rosemonde GÉRARD (1866 – 1953) : son nom ne vous dit peut-être pas grand-chose et pourtant vous connaissez surement ce vers célèbre de la poétesse :

«   Car vois-tu, chaque jour je t’aime davantage,

     Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain. »

Á 23 ans, elle publie son premier livre « Les Pipeaux » couronné par l’Académie Française.

Le 8 avril 1890, elle épouse Edmond Rostand, écrivain, qui, à l’époque, a peu de succès. Rosemonde sera son inspiratrice et sa collaboratrice. Elle va beaucoup l’aider et participera à la rédaction des deux grandes pièces qui feront sa renommée : Cyrano et L’Aiglon. En effet, Rosemonde Gérard écrit, avec autant de virtuosité que son mari, des poèmes à forme fixe, sonnets, triolets et rondeaux. Elle incarne, dans son œuvre, une jeunesse chantante, donnant confiance à Edmond Rostand et rivalisant avec lui dans le dessein de l’encourager, c’est pourquoi leurs œuvres offrent de nombreuses similitudes.

Rosemonde Gérard fut une grande poétesse, auteure, écrivain qui s’effacera par amour pour son mari Edmond Rostand et afin de lui laisser la pleine lumière de ses immenses succès. Elle mourut à Paris en juillet 1953.

 

Christian MOULIÉ 

Figure culturelle incontournable de l’Agenais, le chanconteur (ténor), Christian Moulié, s’est, au fil des années, laissé gagner par sa passion de l’Histoire et particulièrement de l’Histoire locale. À force de recherches, il a pu mettre en lumière les liens étroits de l’épouse d’Edmond Rostand avec Agen.

Christian Moulié est chanteur d’opéra, mais surtout « chanteur de mémoire » : à travers les chansons populaires du siècle dernier, ils est celui qui a entrepris de transmettre un pan presque oublié de notre patrimoine.

Suite à l’enseignement reçu par des professeurs formés à l’Opéra de Paris, cours et stages de chant lyrique, Christian Moulié, chanteur classique, intègre une troupe d’opéra — « Les chants de Garonne » —, puis développe une carrière soliste. Depuis plus de 20 ans il se produit en France mais il fut aussi invité, dans le cadre de sa spécialité du répertoire du XIXe siècle dans le monde entier…

 

Ces deux personnages hors du commun ont fait de cette soirée un moment   exceptionnel     qui n’a laissé personne indifférent et les Anysetiers du Bergeracois – Vallée du  Dropt   se    réjouissent de la venue prochaine de Christian Moulié dans leurs rangs.

       À l’issue de la conférence, un apéritif dinatoire magnifiquement préparé par les Anysetiers eux-mêmes fut proposé après l’échange traditionnel fleurs et petits présents  de remerciements.

 Cette magnifique soirée s’est terminée après le partage de la galettes des rois.

 

 

Les dignitaires de la Commanderie entourent Christian MOULIÉ :

Corinne SICAUD: Vice-Chancelière de la Région 9

Giselle CARRERE : Grand Maistre de la commanderie du Bergeracois-Vallée du Dropt

Michel GRIMAUD : Trésorier de l’OIA

Le génocide Rwandais – conférence.

Répondant  à l’invitation du Grand Maistre Maurice Alletz, l’ancien Ambassadeur de France au Rwanda a tenu, en ce mois de novembre 2025, une conférence exceptionnelle sur le génocide perpétré en 1994 au Rwanda. Parterre conquis par l’érudition d’un homme qui a été directement confronté à un contexte exceptionnel de gravité.

Le génocide trouve ses racines dans un contexte historique de division ethnique entre Hutus et Tutsis, largement aggravé par la colonisation belge qui a favorisé une politique de discrimination.  Après l’indépendance, les tensions se sont accentuées avec des cycles de violence, des exils massifs de Tutsis et la monté d’un pouvoir Hutu radicalisé. A partir de 1990, la guerre civile oppose le gouvernement Hutu au Front Patriotique Rwandais (FPR), majoritairement Tutsis. Une propagande extrémiste intensive, relayé par des médias comme “Radio Mille Collines”, prépare l’opinion à l’extermination en présentant les Tutsis comme des ennemis à éliminer. Précédé par d’autres affrontements génocidaires, l’élément déclencheur survient  le 6 avril 1994 avec l’attentat contre l’avion du Président Habyarimana. En quelques heures, les milices Interahamwe, soutenues par des autorités politiques et militaires, lancent un plan d’extermination systématique. Entre avril et juillet 1994, un million de Tutsis et de Hutus modérés furent assassinés dans une folie barbarie totale.

Selon notre intervenant, le génocide fut le résultat d’un mélange explosif de divisions historiques, d’idéologie racistes d’un appareil d’Etat radicalisé par la propagande, et de la défaillance de la Communauté internationale.

Soirée mémorable pour les Anysetiers de Gascogne venus, pour cette soirée de rentrée, écouter  les propos éclairés d’un diplomate averti que sa position de retraité a libéré de toute contrainte liée à la réserve d’usage.

                                        

 

 

Michel-Damien SESPIAUT: un poète partage sa passion pour la Gascogne et les Anysetiers

LES ANYSETIERS ONT DU TALENT ET DES PASSIONS
 
 
 
Entre autres talents, Michel-Damien SESPIAUT – membre de la Commanderie de Gascogne – s’adonne pour notre plus grand plaisir à sa passion pour l’écriture: cet émouvant poème magnifie tout à la fois ses belles terres gasconnes et l’Ordre International des Anysetiers: qu’il en soit ici remercié.
 
 
 
Dans le clair-obscur des collines gasconnes,
 
Où le vent porte encor les parfums d’anis et de vigne,
S’avance une flamme que rien n’emprisonne,
 
Un cercle de cœurs où la bonté s’aligne.
 
Sous la bannière au geste ancien,
Les Anysetiers veillent, discrets et fiers,
 
Liant passé et lendemain,
Offrant l’espérance comme un vin clair.
 
Ici se rassemblent de belles âmes,
Chevaliers du don, sans épée ni blason,
 
Leurs paroles sont des flammes,
Leur fraternité, un doux horizon.
 
Ils tendent la main quand l’ombre s’installe,
 
Réparent les cœurs que la vie malmène,
 
Dans chaque sourire, une étoile,
Dans chaque action, une paix souveraine.
 
Ô Commanderie de Gascogne,
Terre d’armagnac et de courage,
 
Ton nom résonne comme un signe
De confiance, de chaleur, d’héritage.
 
Qu’en vos veillées l’espoir s’embrase,
 
Que l’anis des anciens parfume l’avenir,
 
Car donner, c’est l’unique extase
Qui fait grandir ceux qui savent offrir.

Visite de l’abbaye de St Savin-26/9/2025

Sortie en Poitou : visite de l’Abbaye de Saint Savin

Début juillet un barbecue réunissait les Anysetiers et leurs amis puis ce furent les vacances et en cette rentrée nous nous étions donné rendez-vous pour visiter l’abbaye de Saint-Savin. Célèbre pour ses fresques, l’abbaye est inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Nous étions une trentaine a avoir répondu à l’appel. Marc nous avait préparé un joli programme qui commençait, convivialité oblige, par un déjeuner au restaurant « Le Cérasus ». De l’avis de tous, cet excellent repas servi dans un cadre historique fut un très agréable moment.

Mais l’heure était venue de la visite : embarquement pour le Moyen-âge ! Au 1er étage les cellules des moines sont aménagées en autant d’espaces d’interprétation des peintures murales par le biais de maquettes, bornes tactiles, vidéos etc…

Notre guide nous attend, entrons dans l’église abbatiale, la Sixtine de l’art roman selon André Malraux. C’est un vrai ravissement de découvrir ces fresques parfaitement conservées, grâce notamment à Prosper Mérimée qui les sauva au XIXe siècle. Commanditées par les moines bénédictins au XIe/XIIe siècle elles constituent pour l’époque une véritable Bible en images.

Le porche d’entrée est consacré au cycle de l’Apocalypse. De la tribune, une magnifique vue sur la nef et le chœur s’offre au regard. On y découvre également un programme dédié à la Passion et à la Résurrection du Christ.

Dans la nef, c’est un livre d’image sur 460m² à 17 mètres du sol. Impossible de tout décrire ; notre guide choisit de nous expliquer en détail les peintures contant l’histoire de Noé. Il insiste sur la symbolique qui veut qu’en allant vers le chœur on va vers la lumière, en retournant vers le porche, ce sont les ténèbres.

Après avoir remercié et pris congé de notre guide, nous nous dirigeons vers le réfectoire des moines. C’est une salle illuminée par de grandes baies qui abrite la scène du « Combat des Rois » autrefois placée sur la voûte de l’église.

Malheureusement le reste des bâtiments conventuels n’a pas résisté aux guerres de religion au XVIe siècle. Le cloître se devine à peine avec le puits qui était placé en son centre. Les derniers moines quittent l’abbaye à la révolution.

Une excellente journée, chacun est reparti en concluant à une visite très enrichissante. Merci à Marc notre organisateur et vivement la prochaine !

 

Que s’est-il passé au Château de Vaussieux en 1778

Après la visite du Château d’Amblie au mois de mai 2025, les 19 Anysetiers de Basse Normandie se sont donné rendez-vous à onze heures, le 15 septembre, dans les salles voûtées en pierre de l’ancienne halle du XVI siècle transformée en restaurant gourmand labellisé à savoir l’Hôtellerie Saint Martin à Creully.

Notre conférencier Bertrand BAILLEUL, Président de l’association “Un nouveau Monde”, Nous a présentés, un PowerPoint à l’appui pendant plus d’une heure, le contexte de l’époque aux XVIII siècle et les différents événements qui ont eu lieu au Château de Vaussieux, situé près de Bayeux sur la commune de Vaux-sur-Seulles et notamment la période où la France a contribué à l’indépendance des États Unis.

Après une succession de guerre de 1701 à 1763 avec l’Espagne (Traité d’Utrecht), l’Autriche (Traité d’Aix la Chapelle) et la guerre de 7 ans (Traité de Paris), la France est relativement prospère et se redresse de près d’un siècle de guerre.

Cette sérénité est toute relative car les 13 colonies de l’Amérique du Nord appartenant à l’Angleterre se révoltent en 1776, réclament leur indépendance et sollicitent le concours de la France laquelle envoi des armes, des approvisionnements et dépêche sur les lieux La Fayette qui est convaincue de la noblesse de la cause des insurgés Américains.

C’est ainsi que la France se prépare à la guerre avec la création en 1778 de deux grands camps militaires dont celui de Vaussieux afin de planifier l’envoi de corps expéditionnaire français en Amérique. Pendant cette période L’économie locale, de Bayeux à Courseulles, y est florissante (Commerce et divertissements dans les communes et dans les Châteaux voisins de Vaussieux).

À Vaussieux et dans les environs était stationné dans des tentes, 24 régiments d’infanterie, 6 régiments de Dragons, un régiment de génie, 40 pièces d’artillerie et dans le château de Vaussieux le quartier général de cette expédition avec les grands dirigeants militaires tels que Rochambeau, Berthier etc..

10 000 soldats partent avec Rochambeau pour l’Amérique et combattent avec les Américains les Anglais. La victoire de Yorktown, survenue en 1781, a marqué un tournant décisif dans la guerre d’indépendance américaine, entraînant la reddition des forces britanniques mais plus de 1000 soldats français seront morts et enterrés sur place.

Le traité de Paris en date du 3 septembre 1783 a consacré l’indépendance des États-Unis.

Notre conférencier Bertrand Bailleul pour conclure : Le ” Camp de Vaussieux” a d’une façon certaine contribué à l’indépendance des États-Unis.