
Dimanche dernier 14 mai 2023 avait lieu la 3ème compétition de Golf organisée par les Anysetiers de Cholet au profit de l’IME de La Rivière à CHOLET dans le cadre de la Médiation Animale.
La météo était au rendez-vous et a permis aux 76 golfeurs, aux sponsors et aux bénévoles de la commanderie de passer une super journée qui s’est terminée par la remise des prix et un cocktail sur le terrain du Golf. Un repas campagnard était ensuite organisé par la commanderie à La Salle des fêtes de Cholet.
Les recettes sont destinées aux jeunes de l’IME La Rivière à qui nous donnons la possibilité de se rendre au Centre Equestre de l’EPERON DES NOUES, chaque semaine, pour des leçons d’équitation.
Très agréable journée qui commence par le départ en car à 8h de LA CHATRE, direction le Château de l’AULEE à AZAY-LE-RIDEAU.

Petit arrêt avec le car pour en encas préparé par le Grand Maistre, à CHATILLON-COLIGNY sur une aire prévue à cet effet.

Puis nous poursuivons vers le Château de l’AULEE, domaine vinicole où nous attend notre guide qui nous explique l’évolution du Château au travers des différents propriétaires pour arriver au nouveau propriétaire depuis 2004, Marielle et Arnaud HENRION d’origine Champenoise. La particularité de ce château tient à son architecture que l’on retrouve dans les châteaux des grands vins de Bordeaux, origine de la famille qui l’a fait construire.
Il nous transmet les différentes étapes pour faire du Crémant, 80% de la production est faite pour le Crémant. Le Crémant a été créé dans les années 60. Le chai est nouveau et sur-mesure. Avec des cuves en inox. L’imposition de l’appellation est que le ramassage du raison doit être réalisé obligatoirement à la main et mis en cagette de 20kg maximum afin que le raisin ne s’abime pas, des tables de tries sont installées dans le chai afin de procéder au tris du raisin, le pressoir de 2 tonnes de contenance a un pressurage très lent, il fonctionne 20h sur 24 avec un cylindre qui tourne très lentement, lorsque le premier jus sort du pressoir il est transféré dans d’autre cuves de débourrage afin que les particules restants dans le jus tombent au fond de la cuve, puis le jus clair est aspiré pour transfert dans d’autres cuves dans lesquels la levure sera mise pour la phase de fermentation, elle dure 15 à 18 jours il ne pétille pas encore, pourque le vin pétille on fait une seconde fermentation, il sera filtrer et embouteillé ou sera ajouté de la liqueur de vin, du sucre et de levure.


Utilisation de bouteille champenoise, la bouteille se rempli et se ferme avec une capsule. Les bouteilles sont stockées dans une salle éclairée avec des lampes au sodium. Pour une fermentation complète la durée est entre 3 à 5 mois pour une prise de mousse complète. Les bouteilles sont misent dans des grandes caisses métalliques tête en bas. Quand les levures se déposent que l’on appelle la lie les bouteilles restent tête en bas entre 24 et 36 mois. Pour retirer la lie on plonge le goulot dans un glycol à -27° qui gèle la partie de la lie. Et comme ont pers un petit peu de in on va donc, rajouter du sucre et un peu de vin pour que la bouteille contienne bien 75cl. Ensuite la bouteille est prise par un bras qui vas mettre le bouchon, elle va être lavée puis coiffée habillée, puis mise en carton. Après toutes ces informations nous passons dans l’ancien chai pour une dégustation et apprécier le buffet du terroir préparé par les Propriétaires, accompagné de 5 vins et Crémants tu domaine.


Après ce moment de partage et acheté une quinzaine de cartons, nous reprenons notre car pour nous diriger vers le château d’AZAY-LE-RIDEAU, où nous attend notre guide, une fois équipé d’un système de communication, elle commence par l’historique de la création du château. Il est de la fin d XV° siècle le fief d’AZAY-LE-RIDEAU. Il appartenait à la famille de BOISJOURDAIN. Gilles BERTHELOT d’abord conseiller, notaire et secrétaire du roi, devint maître des comptes puis président de la Chambre des comptes à Paris, statut qui le poussait à acquérir une tenue noble pour prétendre accéder au poste de trésorier de France. Entre 1498 et1510, par héritage et achat, le couple devint propriétaire de parcelles de terre située à AZAY-LE-RIDEAU et en 1511, Gilles Berthelot acheta la seigneurie du même nom, situé sur la route commerciale entre Chinon et Tours.
Il date de la renaissance, les châteaux dit de renaissance comportent de grandes ouvertures pour les fenêtres, ainsi que de grandes pour la cage d’escalier appelées loggias. L’escalier, élément fondamental de la circulation et de la distribution des étages. L’équilibre de son architecture est une œuvre d’art.
Au-dessus des portes d’accès sont sculptées les emblèmes de François 1er et Claude de France sous la forme de la salamandre et de l’hermine. Figure également un peu en dessous gravé dans la pierre un G et un P correspondant à Gilles BERTHELOT et Philippe LESBAHY son épouse. Il profitèrent de ce château jusqu’en 1527. A cette date par droit de confiscation et de saisis, François 1er, offrit à Antoine RAFFIN la totalité de leurs biens. Celui-ci ne s’installa au château que ver 1547, laissant la demeure inhabitée pendant plusieurs années.

Antoinette RAFFIN, sa fille en hérita au décès de sa grand-mère. Elle se maria à Guy de Saint-Gelais de Lusignan de Lansac, petit-fils naturel de François 1er, chevalier de l’ordre du Roi. Il suivirent le roi dans ses différents voyages; Puis le roi Henri de Navarre et son épouse Marguerite de Valois ont décidé de s’installer dans le Sud-Ouest à Nérac et réduisit sa domesticité et se sépara d’Antoinette qui put dès lors de revenir à AZAY-LE-RIDEAU dès 1580.
Le fils d’Antoinette RAFFIN, Arthus de LANSAC, épouse en 1601 Françoise de SOUVRE, fille du maréchal de SOUVRE, précepteur de Louis XIII. Françoise SOUVRE, marquise de LANSAC accueillit le Roi au château d’AZAY-LE-RIDEAU en juin 1619 alors qu’il n’avait que dix-huit ans mais sur le trône depuis dix ans. Louis XIII arriva au château en carrosse le 27 juin vers 11h. Françoise de LANSAC fut nommée gouvernante de l’héritier du trône de France, Louis Dieudonné future LOUIS XIV. La fille de Françoise SOUVRE Marie-Madeleine de LANSAC épouse Henri François de VASSE qui fut contraint par le Roi à se retirer dans la région de Tours dès 1669, et il fit d’AZAY-LE-RIDEAU sa résidence principale. Il eut le souci d’embellir le château et d’engager des travaux de modernisme afin d’accueillir ses nombreux hôtes. Au décès en 1684 d’Henri François de VASSE ainsi que son fils Louis Alexandre de Vasse la même année le château resta à l’abandon faute de descendance finit par être mis en vente le 8 novembre 1787.
Le Marquis Charles de BIENCOURT l’acheta pour la somme de 340 000 Francs. Pendant plus d’un siècle le famille de BIENCOURT fut la propriétaire du château. Charles de BIENCOURT concentra ses effort sur la mise en pratique de ses connaissances agricoles pour rentabiliser le domaine de 950 hectares, qui produisait 100 000 Francs de dividendes annuels. Charles de BIENCOURT ne fit pas beaucoup de transformation. Son fils, Armand François Marie de BIENCOURT, avait pour obligation d’achever l’ouvrage d’art imaginé par Philippe LESBAHY.
Armand François Marie commença par restaurer l’escalier rétablissant les voûtes et les lucarnes dans le style primitif de la construction, ainsi que les ornements en y ajoutant des Rois et des Reines de France depuis Louis XI jusqu’à Henri IV.

Il entreprit la réfection générale des espaces intérieurs du château. Il conserva intacte la chambre du Roi dont il conserva le plancher du XVII° siècle. Il modernise le confort du château mais réaménagea les pièces dans un style néo-Renaissance. Armand François Marie de BIENCOURT avait atteint l’objectif familial. Il acheta de nombreux portraits historiques venant enrichir les collections héritées par sa femme, Anne Elie Marie de MONTMORENCY. Armand François Marie fit ouvrir le château à la visite dès le début du Second Empire. Il y eu de nombreux visiteurs dont Balzac qui le qualifia de “diamant trillé à facettes” Armand François Marie mourut en 1854 et transmit à son fils, Armant Marie Antoine le devoir de poursuivre son œuvre.
Au XIX siècle, le château d’AZAY-LE-RIDEAU était considéré comme l’une des plus belles demeures privée de France.
Des meurtrières sont toujours visibles ce qui correspond à l’origine d’un château fort. Le pont levis et la vieille tour seront conservés jusqu’au XIX° siècle. Le château est construit sur une île et entouré par l’Indre.
L’Etat Français en fait l’acquisition en 1905 . En 1914 le parc et le château et ses dépendances sont classés au monuments historiques. De 1940 à 1945 il est occupé par les troupes Allemandes. en 1950 Suppression des menuiseries du XVIII° siècle qui fermaient les loggias du grand escalier. 1955 suppression de la terrasse, vestige de l’ancien boulevard à canon, atour du château. Ses murs sont désormais baignés par l’Indre côté Sud et Ouest. 2014-2017 Restauration du parc, du château et remeublement en partenariat avec le Mobilier.
Après un excellent déjeuner à « L’Auberge le 49 « à Saint Vigor le Grand, les 13 participants, à notre rencontre mensuelle, se sont retrouvés chez Mathieu BOUTET producteur depuis 4 ans de la Spiruline des Vikings à Longues sur Mer.
Mathieu BOUTET nous rappelle que la Spiruline est une microalgue millénaire très riche en protéines (60 à 70 %) et que les Aztèques l’ont consommée pour ses vertus détoxifiantes et hautement nutritive.
Aujourd’hui, la Spiruline pousse dans les cratères d’anciens volcans ou de météorites de l’équateur. Elle reste, encore aujourd’hui, l’une des sources principales de protéines que tous les peuples autochtones consomment comme les Kamembou de la rive nord du lac Tchad au Nigéria.
C’est grâce à un botaniste belge, Jean Léonard, qui, lors de ces expéditions en 1965, découvre sur les marchés Tchadiens des galettes bleues-vertes très appréciées de la population autochtone. Analysé en Belgique le botaniste découvre qu’il s’agit d’une bactérie comestible la Spiruline et que c’est l’aliment le plus complet au monde par sa composition et tous les bienfaits qu’elle recèle. C’est donc à partir seulement de cette date que la spiruline arrive en France.
Aujourd’hui, il y a en France 500 petits producteurs. La production industrielle est principalement en Chine et en Amérique.
La Fédération des Spiruliniers de France (FSF) impose pour des raisons de qualité que les fermes productrices ne dépassent pas 2000 m2 de bassin et que la pureté du produit soit supérieure à 99 %. Ici à Longues sur mer il n’y a que 500 m2 et une production pure à 99,99 % sous la forme de petits granulés.
La technique de production est très complexe et exigeante en raison de sa fragilité aux variations de température (Elle se développe à partir de 20°, s’épanouit à 32-35°, meure à 40°).
L’institut Pasteur et le centre des algues en Bretagne commercialisent la cellule-souche de la spiruline.
Le principe de production est simple. Chaque bactérie souche va grandir en se nourrissant de nombreux minéraux présents dans le bassin. Puis elle se casse en deux. Les deux petits bouts grandissent à leur tour et se cassent en deux. Cette croissance exponentielle réussit dans la mesure où toutes les conditions sont réunies (Chaleur, lumière, PH de l’eau à 10).
La récolte se fait en d’Avril à Octobre, car l’hiver la bactérie hiberne. Afin d’optimiser les échanges gazeux entre l’air et l’eau et que la photosynthèse de la spiruline s’effectue, des roues à eau brassent l’eau. La récolte s’effectue après arrêt des roues à eau lorsque la spiruline flotte à la surface. À l’aide d’une pompe on filtre l’eau de surface puis la spiruline est mise sur une table pour favoriser l’évaporation naturelle afin que la spiruline ne présente que 20 % d’eau. Mise en forme de spaghetti puis de granulé, la spiruline est commercialisée en boîte de 100 gr.
La spiruline s’utilise comme un condiment à raison de 3 gr (une cuillère à café) par jour. Tous les Anysetiers présents ont acheté une à deux boîtes de spiruline.

Président de la société Historique d’Herbignac et maistre-anysetier, Pierre-Luc Philippe a présenté une conférence richement documentée, sur un thème largement méconnu de la plupart des soixante-cinq participants à une nouvelle soirée culturelle, au club-house du Golf de Guérande.

De la Roumanie au Monténégro, de la Serbie à la Hongrie, en passant par l’Albanie et la Bulgarie, plusieurs dynasties royales régnèrent puis disparurent, suite à l’occupation soviétique et à la domination communiste. Toutefois, après l’implosion soviétique des années 90, certains descendants reviennent, au sein des républiques, sur le devant de la scène politique et disposent, même, de liste civile (Margareta de Roumanie, Siméon II de Bulgarie, Nikola du Monténégro,……)


Siméon II Margareta
Placées sous le joug ottoman ou sa féodalité pendant plus de cinq siècles, des nations de la péninsule balkanique n’obtinrent leur pleine indépendance qu’à partir de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle.
La guerre de Crimée contre l’expansionnisme russe (Traité de Paris de mai 1856), avec le soutien de Napoléon III, permet au Prince Alexandre Cuza de réunir les principautés roumaines de Moldavie et de Valachie. La guerre Russo-Turque de 1877-78 (Traité de Berlin de mars 1878) se traduit par l’émergence indépendante de la Bulgarie, de la Serbie et du Monténégro. La Hongrie, détachée de l’Autriche et de l’Empire des Habsbourg, déchus, délimitée par le traité de Trianon et l’Albanie, par le traité de Tirana n’accèdent à une pleine indépendance qu’en 1919.
A l’aube de la première guerre mondiale, en 1914, l’Europe compte, seulement, trois républiques (San-Marino, Suisse et France) ; les autres Etats sont des Empires, des Royautés ou des Principautés (hors le Vatican). Les familles princières allemandes, dont celle de Saxe-Cobourg-Gotha, règnent en de nombreux pays : Georges V, Guillaume II et Nicolas II, petits-fils de la Reine Victoria, sont cousins germains.
Aussi, plusieurs nations balkaniques puisent dans ce vivier pour choisir leurs souverains : Ferdinand Ier, cousin du Kaiser, en Bulgarie, qui se proclamera Tsar, en 1908, au grand dam de Nicolas II ou Carol Ier, de la famille des Hohenzollern-Sigmaringen, en Roumanie.

Carol Ier Le “tsar” de Bulgarie
A l’opposé, la Serbie fut marquée par des conflits violents entre clans de marchands de porcs, les Karageorgévitch et les Obrénovitch : le premier roi de 1882, Milan IV Obrénovitch fut massacré, ainsi que toute sa famille et ses ministres, en mai 1903 par les Karageorgévitch, dont est issu Pierre Ier de Serbie, ancien élève-officier de Saint-Cyr. Vainqueur, dans le camp des alliés, Pierre Ier devient roi des Serbes, Croates et Slovènes, en 1918 et son fils, Alexandre Ier, francophile, assure la régence entre 1914 et 1921 . Son assassinat, à Marseille, le 9 octobre 1934, conduit à une nouvelle régence, celle du Prince Paul de Yougoslavie, qui supplée l’enfant-Roi (11 ans), Pierre II. Le choix des alliés de soutenir Tito et la résistance communiste, plutôt que les résistances royalistes ou nationales amènent à la fin de la royauté.

Alexandre Ier avec Louis Barhou, à Marseille
Premier ministre de la Bulgarie, entre 2001 et 2005, Siméon Borissov de Saxe-Cobourg-Gotha fut un autre enfant-Roi, à 6 ans, après le décès curieux de son père, Boris III, en 1943, suite à une visite au Chancelier Hitler, à Berlin : il est le dernier chef d’Etat de la Seconde Guerre mondiale , encore vivant.
Des coups d’état transformeront, progressivement, la République d’Albanie en Royaume, en 1928, avec pour Roi Zog Ier (Ahmed Zogu, chef de clan musulman), après avoir connu une régence, en 1924, sans Roi ! Le pays subira l’invasion italienne, en 1939 et Zog Ier, en exil, en France, décède, à Suresnes, en 1961.

Inspiration de Hergé, pour le sceptre d’Ottokar?
Principauté épiscopale, à l’image d’Andorre, avec l’un de ses deux co-princes, le Monténégro est devenu laïque en 1852 par Daniel II, qui sera assassiné en 1860. Son neveu et successeur, Nicolas Ier, le « Bon des Balkans », instaure la royauté en 1910 Il sera connu, comme le « Beau-Père de l’Europe », tant est important le nombre de ses descendants, qui furent couronnés ou prétendants au trône. La première guerre mondiale met fin à son règne et le Monténégro n’aura connu qu’un roi.

Royaume millénaire, la Hongrie eut une fin sans roi, en 1920, malgré plusieurs tentatives de restauration par Charles IV, après la proclamation de la première république, en 1918. Miklos Horthy, régent élu en 1920, dirige, autoritairement, le pays et se rapproche du régime nazi.


Charles IV (Bienheureux) Horthy
Souvent victimes ou actrices de violences, les monarchies balkaniques ont marqué l’histoire de leurs nations et de toute l’Europe.