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LA CULTURE DU SAFRAN EN NORMANDIE

A cette époque de l’année c’est la récolte de l’épice la plus chère du monde (35 000 € / Kg) à savoir le Safran appelé aussi l’Or Rouge compte-tenu de son prix.

Le Safran de Normandie, je devrais dire le vrai Safran se cultive chez Annie et Pascal Guérard à la Hoguette à coté de Falaise dans le Calvados.

Annie nous a développé toute l’histoire de cette épice qui a commencé il y a 35 siècles en Iran et en Grèce.

Installé au Moulin du gué du Pierreux sur des terres très riches (très ancien herbage) depuis 2011, Annie nous explique avec passion, la culture de cette épice extraite de la fleur d’un crocus dénommé Crocus Sativus.

A cette période de l’année, la floraison s’étale du 15 octobre au 20 novembre. Le travail est intense et fastidieux depuis la cueillette à la main (une le matin et l’autre l’après-midi), l’épluchage puis le séchage naturel.

Aujourd’hui, bien que cette visite avait été programmée depuis un an pour cette période, nous n’avons pas de chance car le manque d’eau a retardé la floraison et nous ne pouvons voir que de très rares « bourgeons » pointer du sol.

A la Hoguette il s’agit d’une production de la fine fleur de Safran, c’est-à-dire un Safran pur, car il faut savoir que 80 % du Safran sur le marché est frelaté et que le faux Safran provient principalement d’Asie.

À côté de cette production de qualité exceptionnelle Annie et Pascal possèdent depuis plus de 2 ans l’unique culture en France du vrai Yuzus (prononcer : Youzou). C’est un agrume d’origine Japonaise qui, produit un fruit d’une saveur comprise entre la mandarine et le citron vert très prisé des gastronomes et aussi des chevreuils de la région.

L’ensemble de leur production (Safran et Yuzus) est très recherché par tous les grands restaurants en quête de produits d’exception.

Cette visite sous le soleil normand a été très enrichissante et nous avons découvert des modes de cultures depuis la plantation des bulbes au printemps jusqu’à la récolte, très liée aux caprices de temps, des stigmates rouges de la fleur de crocus.

Nous remercions très chaleureusement Annie Guérard de nous avoir accueillis dans sa Safranière bio de la Hoguette

 

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LA CULTURE DU SAFRAN EN NORMANDIE

L’IMPRESSIONNISME ET LA QUESTION DU REGARD

De retour de vos vacances d’été, vous avez certainement en mémoire des paysages merveilleux et des moments chaleureux avec  des amis ou à deux devant un coucher de soleil.

Cet instant précis vous l’avez peut-être figé sur une photo au contour précis sans traduire la chaleur et le ressenti du moment.

L’impressionnisme c’est tout le contraire comme va vous l’exposer Madame Régine BELLIER Professeur agrégé d’arts plastiques.

Remettant en cause des siècles de peinture académique, la peinture impressionnisme, née entre 1860 et 1890 s’est affranchie de passer par une représentation picturale entièrement nouvelle.

Madame Régine BELLIER nous a développé avec beaucoup de passion, d’enthousiasme et de savoir, toute l’histoire de ce mouvement basé sur la juxtaposition de touches de couleurs qui au regard se fondent dans l’œil du spectateur.

L’impressionnisme ne cherche pas à représenter la scène avec précision, il préfère montrer les réalités quotidiennes plus légères, plus claires et plus lumineuses.

Les impressionnismes s’intéressent  à la perception des choses, aux jeux de lumières, aux reflets d’eau et aux mouvements par l’utilisation de tons clairs, la division des tons et l’obtention de la forme et du volume par une multitude de touches.

En réalité ils voulaient nous faire partager ce qu’ils ressentaient à un instant précis.

Cet exposé très documenté de tableaux de maitres (Le soleil levant, La chasse au lion, etc….) fut énormément apprécié des Anysetiers et des applaudissements nourris ont remercié Madame Régine BELLIER invitée à partager, en toute amitié, notre dîner de clôture de cette conférence.

VISITE DES CARAMELS D’ISIGNY

Préalablement à la visite des fameux Caramels d’Isigny prévue à 14 h 30, nous avons déjeuné dans l’excellent restaurant la Marée de Grandcamp.

 

Pour des raisons d’hygiène et de sécurité notre guide nous fait découvrir le cycle complet de la fabrication du caramel grâce à une nouvelle galerie vitrée au-dessus de l’atelier et des écrans vidéo.

 

En préambule nous suivons un parcours thématique sur le port d’Isigny, les vaches normandes, la crème, le beurre d’Isigny voire les huitres, la pomme et les marais au cœur duquel Isigny est implanté.

 

La première recette du caramel fut mise au point en 1932 par Ernest Fleutôt employé de l’usine Dupont d’Isigny de la Cambe.

 

Aujourd’hui, il y a deux grandes familles de caramels ;

 

– Le caramel dur qui est confectionné avec de la crème fraiche de Normandie

– Le caramel tendre (mou) à base de lait frais d’Isigny

 

Les variétés de caramel (dur ou mou) dépendent de la composition, du degré de cuisson, de la forme du caramel et de son parfum.

 

En premier lieu les matières premières sont brassées et cuites dans le cuiseur en cuivre. Sont ajoutés en fin de cuisson beurre en plaquette crème et arômes.

 

Étalé sur des tables puis coupé en lamelle (25 cm) après un léger refroidissement, le produit rentre dans une succession de machines mettant en forme de carré le bonbon. Emballé automatiquement deux employés contrôlent le produit fini puis le rangent dans des cartons.

 

A la fin de la visite nous dégustons des caramels mous ainsi que d’autres friandises et nous sommes invités à découvrir dans le magasin de l’établissement tous les produits labellisés Caramel d’Isigny.

 

VISITE DES ÉTABLISSEMENTS BERNARD SOLFIN

Notre rencontre du mois de mai avait pour objectif de visiter un savoir-faire industriel de pure tradition française à savoir la fabrique de vêtements, créée en 1923 par Monsieur Philips et repris en 2010 par Bernard Solfin à Villers Bocage.

 

Le matériau de base utilisé est le fil de laine Cashmere coton 100 % naturel.

 

La fabrication commence par le tricotage des bords côtes des corps et des hanches.

 

À l’aide de machines de 18 mètres de longueur et une seule personne, sont fabriqués successivement le dos, le devant et les deux manches sans perte de matière.

 

Sur d’autres machines plus récentes sont fabriqués les garnitures et accessoires. Enfin dans l’atelier de confection sept employés assemblent les panneaux en totalité pour faire des pulls, gilets, cardigans….

 

Cette visite très enrichissante de 10 h 30 à 12 h a permis de mesurer ce savoir-faire Français, d’admirer les anciennes et imposantes machines de 1960 toujours en activité en raison de leur efficacité (16 articles de qualité en moins d’une heure).

À l’issue de cette visite nous avons savouré, entre-autre, un filet de sandre à la vodka puis une pièce de bœuf au whisky dans l’excellent restaurant l’Hôtel de la Place à Aunay sur Odon.

 

 

CHAPITRE MAGISTRAL SOIXANTIÈME ANNIVERSAIRE

Le 2 avril 2016 dans la salle des fêtes de la commune de ROTS, la Commanderie de Basse Normandie, a tenu son Chapitre Magistral sous la Présidence, de :

 

  • ­  Messire Jean-Pierre COMBROUX Grand Maistre Honoraire de la Commanderie du Pays de Léon et de Cornouaille, Chancelier des provinces de l’Ouest et Délégué du Grand Conseil de l’Ordre.

­  Et la présence amicale de :

  • Patrick BEN BOUALI Grand Maistre Honoraire de la Commanderie du Havre de Grace et Président Honoraire de l’Ordre International des Anysetiers
  • Jean-François BREBION Grand Maistre de la Commanderie du Choletais Mauges Bocage Vendéen et Vice-Chancelier des provinces de l’Ouest.

C’est avec un immense plaisir que de la Commanderie de Basse Normandie, a accueilli les Commanderies amies de la Région Ouest et de la région Nord-Paris.

 

Étaient représentées par leur Grand Maistre ou un membre du chapitre, les Commanderies, d’Anjou, du Choletais-Mauges-Bocage-Vendéen, du Comté de Laval, de Haute-Bretagne, de Haute Normandie, de La Baule-Presqu’île-Guérandaise, du Havre de Grace, de Loire Océane, du Maine et Perche, des Pays de Bretagne sud, du Pays de Léon et de Cornouailles, du Poitou et de Touraine.

 

Le cortège en tenue d’apparat, constitué des 37 robes, fit une entrée remarquée dans une salle décorée sur le thème des Bonsaïs.

 

Sous la bienveillante et tutélaire attention de Messire Jean-Pierre COMBROUX Chancelier de la 8ème Région, le Grand Maistre Yves DENIEL a procédé à l’investiture de Mary-Jan KRISPIN en qualité de Chambellan au sein du Chapitre.

 

Messire Robert FIRMIN après 18 ans au sein des différents Chapitres de notre Commanderie, conduits par trois Grands Maistres successifs, comme Connétable puis Sénéchal et considérant sa participation active dans la construction du Baillage du Havre de Grâce en 1979 – 1980, Messire Patrick BEN BOUALI lui a remis la médaille de l’honorariat pour son engagement sans faille au sein des Anysetiers.

 

Nos six impétrants ont écouté attentivement les préceptes de notre Ordre et tous les Dignitaires, en regard des éloges faites par leurs parrains respectifs, ont reconnu tous les impétrants « Dignes d’entrer dans notre Commanderie ».

 

Selon les antiques usages de la chevalerie, le Grand Maistre Yves DENIEL a procédé à la cérémonie d’intronisation et à d’adoubement des six (6) nouveaux Maistres Anysetiers.

 

Le 60ème Chapitre Magistral de la Commanderie de Basse-Normandie fut clos et la fête continua avec l’excellent Orchestre Jacky Massone.

 

A l’issue de la cérémonie et après l’apéritif anisé,  92 convives se sont retrouvés pour savourer un excellent dîner préparé par Emmanuel GRANDSIRE traiteur à Démouville.

 

Pendant toute la soirée Guillaume NÉEL, caricaturiste, a croqué bon nombre de Grands Maistres et d’Anysetiers présents. C’est avec bonheur que nous avons pu savourer ici ou là les différentes satires graphiques produites par Guillaume dont vous pouvez voir quelques extraits ci-joints.

 

Cette belle cérémonie chaleureuse et émouvante à plusieurs titres se termina tard dans la nuit dans une ambiance particulièrement conviviale et très courtoise dont les Commanderies amies présentes et invitées se souviendront.

 

Les nouveaux Maistres Anysetiers

  • ·  Noble Dame  Micheline ANFRAY
  • ·  Messire Loïc BÉAUCE
  • ·  Messire Jimmy CASANOVA
  • ·  Messire Michel DELORME
  • ·  Messire Daniel FERET
  • ·  Messire Gérard LE ROUX

 

DON 2016 :

L’Assemblée Générale du 1 février 2016 a décidé d’attribuer comme chaque année un don de l’ordre de 1000 à 2000 €. Lors de notre soirée dansante d’Arromanches le 19 novembre 2016, un don sera remis à l’association « Rêves » dont l’objectif est de réaliser les rêves des enfants gravement malades.