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Moulin de la Planche et “vitalothérapie”

SE SOIGNER, C’EST S’ECOUTER par le Dr BALLESTEROS

En ce 2 décembre de l’an 2016,  seigneurs et gentes dames Anysetiers se sont réunis au Moulin de la Planche où crépitait un bon feu de bois favorisant par ce temps de frimas la chaleur des échanges et la bonne humeur.

Après une présentation de l’historique du moulin, et un bien délicieux dîner, le Docteur BALLESTEROS nous a appris dans un discours dense, clair, et avec humour, comment tenir tête à la maladie par d’autres voies que  par la médecine traditionnelle. Il  propose une nouvelle approche de notre corps : Permettre à notre organisme de s’auto-guérir en pratiquant la méthode DREAM qu’il a mise au point: Drainer notre organisme, Rééquilibrer notre écosystème digestif et immunitaire, Equilibrer notre système émotionnel, Magnifier notre environnement. Autrement dit, dans notre langue un REVE, une pratique destinée à privilégier nos défenses naturelles et non simplement à agir sur les symptômes des maladies. Le Dr BALLESTEROS pour ce faire, a accumulé de nombreuses expériences en se frottant aux médecines et gymnastiques orientales, à la phytothérapie, à l’acupuncture, au yoga, aux diverses manipulations corporelles… Chaque patient est singulier et les organes de son corps se répondent. Ses émotions agissent sur le système neurovégétatif et se traduisent en signes physiques. C’est « la maladie inconnue », qu’il faut traiter afin que le corps puisse réagir sans faire appel à trop de chimie. Cette approche qu’il nomme  la Vitalothérapie   apprend à se connaître mieux.

Présent sur la toile  et dans les média, le Dr BALLESTEROS diffuse ses découvertes à travers de nombreuses conférences en France et à l’international, ainsi que par la publication chez Robert Laffont d’un ouvrage intitulé : « Se soigner, c’est s’écouter ».

Après de nombreux échanges, notre compagnie s’égaya, pour la plupart d’entre nous, bien curieux et convaincus des principes et des perspectives offertes par notre conférencier.

 

Les Espions des Lumières

LES ESPIONS DES LUMIERES.

En cette soirée du 13 octobre de l’an de grâce 2016, l’honorable assemblée des Anysetiers s’est réunie pour ouïr Stéphane Genet, éminent historien et spécialiste du XVIIIème siècle.

L’espion évoque un univers de mystère et d’intrigues, un monde d’aventuriers sournois, mais aussi parfois chevaleresques s’il défend une cause reconnue bonne. « Le second plus vieux métier du monde avec encore moins de principes moraux ».

Le XVIIIème siècle est une période de transition entre la Royauté absolue de Louis XIV et la Révolution. Lors des guerres de Succession et de la sanglante et dévastatrice guerre de Sept ans, les conflits furent nombreux et s’étendirent non seulement en Europe, mais de l’Asie à l’Amérique. Avec peu d’évolution technique ou stratégique, l’effet de surprise pouvait être  un atout. L’espionnage s’avérait utile, même s’il n’était pas décisif. Le Maréchal de Saxe, vainqueur de Fontenoy  fit bon usage de ceux que l’on nommait alors « agents ».

Mais qui étaient ces personnages de l’ombre, le plus souvent méprisés, risquant la pendaison pour trahison ? Loin d’appartenir à une organisation, telle aujourd’hui la CIA ou Les Renseignements Généraux, le plus souvent isolés, ils étaient engagés par un commanditaire. Paysans, commerçants n’attirant pas la suspicion, prisonniers ennemis, le plus souvent des militaires, il leur était généralement demandé des qualités multiples pour pouvoir s’adapter à toute situation, être aptes à capter les informations les plus diverses, savoir les coder, relever des cartes, éventuellement maîtriser des langues étrangères… Pourquoi, avec si peu de reconnaissance, prenaient-ils autant de risques? s’interroge-t-on. Notre conférencier  en résume l’intérêt par l’acronyme MICE: money, idéologie, chantage, ego. Dans un environnement guerrier, les plus prisés étaient les militaires, dragons, hussards ou autres. Ceux-ci, s’ils étaient pris parvenaient assez souvent à éviter les châtiments : fuite, négociation, éventuellement procès. S’attribuer des agents était un enjeu de pouvoir : contribuer à la remontée des informations vers un supérieur, vers les ministres et le roi,  pouvait attirer leur faveur. Les agents étaient des pions pour la construction de l’Etat.

Outre dans le secteur militaire, l’espionnage s’infiltrait partout : à la cour, dans la police, avec ceux que l’on appelait «  les mouches », dans l’univers domestique, économique… N’est-ce pas toujours le cas ? !En tout état de cause, et sauf exception, le métier, généralement de courte durée ne rapportait que très peu !

Après ce passionnant récit, nous avons replongé dans le XXIème siècle autour d’un repas toujours joyeux et convivial.

NB. Stéphane Genet nous invite à participer au cycle de conférences des Salons de Choiseul les 17 et 18 novembre.  Cf. Site internet pour inscription.   

 

 

Les jardins de La Boulas – La passion des plantes

ANYSETIERS 24 SEPTEMBRE 2016

En ce tout début d’automne merveilleusement ensoleillé, Seigneurs et Dames   Anysetiers nous sommes retrouvés à Cérelles au Jardin de La Boulas, tapi dans un charmant vallon. Le Sieur Gérard TALBERT, Prince des lieux, nous accueillit dans nos carrosses qui purent se s’installer dans l’herbe folle. Des animaux paissaient paisiblement dans la prairie. A notre vue Pédro l’âne et sa compagne Pédrolette trottinèrent allègrement vers notre groupe, bientôt suivis de Pédronille le cheval blanc et Cocotte, la poule fétiche. L’échange fut affectueux, bavard et enjoué.

Nous fûmes bientôt dirigés vers l’entrée du jardin. Notre hôte nous présenta sa compagne Jacqueline, responsable de la botanique et Michel, spécialiste des plantes et insectes. Gérard, quant à lui, est le visionnaire paysagiste. Sur ce terrain pentu de terre glaise,  autrefois champ à vaches, il fit, tel un magicien, surgir 1931 variétés d’espèces, presque autant qu’au Botanique, ajouta-t-il avec fierté. Arbres, arbustes, et plantes de tous horizons, se disputent l’espace, au milieu desquels se tapissent  un peu partout oiseaux, batraciens et petits mammifères factices. Bassins et « cascadettes » nous surprennent au détour d’un sentier. La période et la sècheresse de l’été ne nous ont pas permis d’admirer la végétation dans toute sa splendeur. Il faudra revenir en juin où fleurs et feuillages offrent la fraîcheur et l’éclat de leurs couleurs.  Nous avons cependant appris beaucoup sur les espèces,  voyagé mentalement dans le monde, et admiré le courage et la patience nécessaires pour une telle entreprise initiée en 2004. Mais aussi la passion pour réaliser un tel rêve ; passion qu’a su nous communiquer le maître des lieux.

Puis, comme à l’accoutumé, nous avons repris nos montures pour aller festoyer en grande joie au Bistrot de la Bulle Verte.

 

Visite de l’abbaye de la Clarté-Dieu précédée d’un déjeuner au restaurant de l’Hôtel Central à Saint-Paterne-Racan

ABBAYE DE LA CLARTE-DIEU à SAINT-PATERNE en RACAN

(Visitée le 11/06/2016)

 

Au détour d’une petite route de campagne, apparut soudain à nos yeux un bijou blotti dans l’écrin d’un vallon boisé: les vestiges de l’abbaye cistercienne de la Clarté-Dieu. A tant de beauté secrète et de charme, on peut comprendre que Julita Stadnicka Moussette, sculpteur et son mari Pierre, maître ébéniste et restaurateur, n’ont pu résister,  lorsqu’ils cherchaient un lieu pour trouver ateliers, inspiration et un coin de bonheur.

Mais c’est d’une passion qu’ils ont été  saisis ; et un long et lourd travail les attendait. Car, après la première étape de défrichement, tout restait à faire pour que reprenne vie cette dernière fille de Citeaux, construite au XIIIème siècle  à la demande de l’archevêque de Winchester Pierre Des Roches, et qui eut son heure de gloire.

Une douce pente gazonnée nous élève vers un cirque de tuffeau creusé de grottes  et coiffé de verdure, un peu à la manière d’un théâtre antique ; puis elle nous achemine vers l’ancien  monastère. Au milieu de ruines, s’élève essentiellement le dortoir des frères convers. Pour mémoire, ceux-ci étaient chargés d’assurer les besoins matériels et permettaient ainsi aux moines de se consacrer à la prière, ainsi qu’à la lecture et  la copie des textes dans le scriptorium. Au rez-de-chaussée, une grande salle voûtée dallée par notre hôtesse, peut-être un réfectoire, accueille des concerts et des réceptions. A l’étage supérieur, un vaste grenier couvert d’une imposante charpente de chêne, mais à la solidité menacée. Malgré un début de renaissance au XVIIème siècle, avec le temps, les ravages de la guerre de Cent Ans, les dégradations de la Révolution quand,  devenue bien national, on préleva les pierres pour d’autres constructions, l’abbaye perdit son abbatiale, le bâtiment des moines, son cloître, sa salle capitulaire. Par bonheur transformée en ferme, elle échappa à une complète destruction. 

En contournant l’édifice, c’est une magnifique salle avec trois piliers  soutenant des ogives que nous découvrons. Et, à côté, les entrées mystérieuse et béantes de caves et couloirs s’enfonçant dans les profondeurs de la terre: d’anciennes carrières et champignonnières distribuées sur deux hectares qui restent à explorer.

Enfin, sur la droite un haut bâtiment du 1 7ème siècle, orné d’un blason, qui servit et sert encore de domicile, mais dont les fenêtres, en particulier, ont bien souffert.

Faire revivre le monastère, c’est aussi retrouver son histoire. Tout encore reste à faire. Nos hôtes ont pour projet de le sauver de l’oubli et de l’œuvre destructrice du temps. Immense ambition, mais qui déjà porte ses fruits. Un site internet a été mis en ligne. Il a obtenu son classement à ce jour comme monument historique. Avec les visites, et une fois la documentation constituée, l’abbaye de Clarté-Dieu pourra profiter de subventions et de mécénats. Mais la tâche est lourde. Il faut un important travail de communication. Une association a été créée. Et il revient à chacun de ceux qui tombent amoureux de ce lieu magique, et à nous Anysetiers, porteurs de nos valeurs culturelles, d’aider à sa résurrection. Une richesse supplémentaire pour notre belle Touraine. 

Conféreence Dîner ” le Monde en Apesanteur “

En ce 27ème jour de l’an 2016, nous avons eu le bonheur de retrouver notre ami Léandre POURCELOT pour un voyage en apesanteur.

 Nous avons tous rêvé un jour de voler et de pouvoir contempler la terre et ses splendeurs colorées. Nous avons rencontré, avec le Petit Prince de St Exupéry,  l’allumeur de réverbère et ses 1440           couchers de soleil par 24 heures.  Eh bien ! Sachez que, de la coupole de leur navette spatiale ultra-informatisée qui évolue à la vitesse de 28000 kilomètres/heure, nos astronautes aujourd’hui assistent à 16 levers et couchers de soleil en une journée. Dans la cabine, un univers quelque peu fantastique : les objets et la chevelure des femmes flottent ; les « copains » peuvent se targuer de porter 350 kg du bout des doigts ; on peut travailler sur les quatre murs chargés d’une multitude d’instruments.

 Mais ne croyez pas que l’homme puisse si facilement vivre sans cette gravité qui nous rattache au sol.    Là-haut, ouvrir le robinet ne suffit pas à faire couler l’eau. Et comment évacuer les déchets du corps et autres matières. Tout doit être récupéré et recyclé : de l’urine, de l’humidité de nos serviettes de toilette, à la transpiration…Pour amener et refluer le minimum nécessaire,  sont envoyés et arrimés régulièrement des véhicules « Progress » et des » Soyouz ».  Mais notre cher anis ne suffit pas à régler tous les problèmes que notre corps doit affronter. Si nous ne marchons plus, nos jambes diminuent, la capacité d’effort se réduit ; les os qui, en temps normal, se reconstituent, se fragilisent ; le sang ne tend plus vers le bas après son passage par le cerveau et entraîne la perte de réflexes vaso-constricteurs, le cœur ralentit. Il vous arrive quelquefois d’indiquer du doigt la droite alors que vous signifiez au conducteur, avec assurance,  « à gauche ». Dans la cabine spatiale, vous perdez le sens de l’orientation et de l’équilibre, car les oolithes, précieux petits cailloux chargés de nous aider à différencier le haut du bas  flottent dans vos oreilles. Les défenses immunologiques baissent. S’y ajoutent des conflits entre la perception et la vision.  Et que dire du confinement dans les cabines spatiales et de ses répercutions psychologiques. Au retour, une solide période de réadaptation s’impose.

Au-delà des expériences scientifiques qu’ils pratiquent tout au long du séjour, les voyageurs de l’espace doivent passer du temps à des exercices, à s’équiper de harnachements  et de multiples appareils de mesure, de simulations et d’analyses. Pallier le plus  d’inconvénients possibles découlant de la vie en « microgravité.  Quelquefois ils ont obligation de sortir de la navette avec les dangers que l’on peut imaginer: entre autres la percussion de météorites, les risques d’irradiation. Alors, serait-il plus facile de recréer  la gravité ? Il faudrait une énergie colossale, inimaginable aujourd’hui.

Notre conférencier et l’équipe de chercheurs de Tours ont largement œuvré en relation avec des équipes américaines : tests, simulations, mise au point d’appareils à ultra-sons, invention de pantalons aspirant le sang vers le bas,  premier échographe-Doppler de l’espace, et divers appareils de mesures autonomes…. Ces recherches prolifiques ont  entraîné la création d’entreprises et d’emplois.

Et ont valu, en remerciement, la Légion d’honneur au Professeur Léandre POURCELOT.

On compte 500 astronautes qui  ont volé depuis Gagarine, dont 9 Français.

Eh oui ! L’Etre humain aspire à retourner vers les étoiles, dont il est issu.

 Chantal LE SAULNIER  Héraut

La PÉROUSE Conférencière Madame Christine BOUSQUET

Qui n’a entendu le nom de La Pérouse ? Mais connaissez-vous vraiment Monsieur de La Pérouse ? Tel fut le thème abordé en ce 15éme jour de l’an 2016 par notre éminente conférencière, Professeur à l’Université de Tours et de Nouméa, spécialiste en Histoire médiévale et maritime. Par l’ampleur de ses connaissances et son enthousiasme , elle réussit à nous communiquer sa passion pour le plus grand des  marins français, explorateur éclairé du XVIIIème siècle, et pour lequel Louis XVI s’apprêtant à monter à l’échafaud aurait demandé : « A-t-on des nouvelles de Monsieur de La Pérouse ? ».

Né près d’Albi en 1741, et engagé dès l’âge de 15 ans dans la Marine Royale, il obtint rapidement ses galons après son engagement dans la guerre d’Indépendance des Etats Unis d’Amérique. Blessé et fait prisonnier, il fut rapidement échangé. On lui confia alors le commandement de plusieurs navires.  A la reprise du conflit avec les Anglais, ses succès au Canada, en particulier dans la Baie d’Hudson,  incitèrent  le roi et son ministre, le duc de Castries à le charger  d’une importante mission: combler les blancs de la cartographie marine de James Cook, ouvrir de nouvelles routes maritimes et créer des comptoirs commerciaux.  Le récit de ses voyages, étayé par de nombreuses gravures, nous fit voguer avec lui à travers le globe. Accompagné de dessinateurs qui nous ont rapporté de très belles planches, de mathématiciens, hydrographes, naturalistes, médecins,  et autres scientifiques, il embarque à Brest en 1785. Il rejoint l’Amérique du Sud, passe par le Cap Horn, navigue le long du continent, fait escale à l’Ile de Pâques où il prend les mesures des Moaïs, découvre l’Ile d’Hawaï, et rejoint les côtes de l’Amérique du Nord jusqu’à la Baie des Français. Puis, Le capitaine La Pérouse reprend sa circumnavigation à travers le Pacifique vers les Philippines et Macao. Il  remonte entre les  Iles Sakhaline et le Japon par le détroit qui a pris son nom, jusqu’au Kamchatka où il débarque Barthélémy de Lesseps avec une partie des documents engrangés. Celui-ci rejoindra la France au bout d’un an après un voyage extraordinaire et dangereux à travers l’immense  Sibérie. Notre capitaine de vaisseau redescend ensuite jusqu’aux Iles Salomon où il est confronté au massacre d’une partie de son équipe de marins à Samoa. Après un temps d’hésitation, il rejoint l’Australie et confie d’autres documents aux Anglais. Son périple s’achève en 1788 par un tragique naufrage sur la ceinture de corail de Vanikoro, probablement lors de conditions cycloniques.  Il fallut deux siècles pour que le mystère de cette disparition soit éclairci. Plusieurs expéditions furent entreprises dont celles de Dumont D’Urville et  de l’Anglais  Peter Dillon. La découverte des épaves et d’objets provenant des frégates La Boussole et l’Astrolabe permirent de confirmer le lieu de la disparition. Des témoignages laissèrent entendre qu’une partie de l’équipage aurait survécu quelque temps.

Au-delà des nombreuses précisions apportées à la carte marine du Pacifique, Madame Christine Bousquet a particulièrement insisté sur l’humanisme du Comte de La Pérouse. Dans son livre de bord, il écrit que  « l’ancien esprit de découverte paraissait éteint ». Il s’indigne contre la politique scandaleuse menée par les Espagnols envers les populations des Philippines, et l’attribue aux vices des gouvernements. Il marque son  intérêt pour les cultures indigènes, les types de bateaux, les rites. Il  refuse la vengeance après le massacre de l’Ile Samoa, et fait preuve de générosité envers les prisonniers anglais qu’il libère après sa victoire au Canada.  Nous apprenons sa souffrance lors de la perte de son ami dans la Baie d’Hudson, et ses amours avec la belle Eléonore  qu’il épousa après  cinq  années d’attente.

Messires et Gentes Dames Anysetiers,  nous aurions aimé  prolonger  ce temps suspendu  que notre conférencière, souriante et captivante, nous a offert. Qu’elle en soit remerciée.  Il ne reste plus, si le cœur nous en dit,  qu’à plonger à notre tour dans la multitude d’ouvrages que Monsieur de La Pérouse a inspirés.

En complément, sachez que Madame Christine Bousquet a publié entre autres « Atlas des voyages de La Pérouse », et qu’elle est également Présidente de la Maison de l’Europe  de Tours.

                                                                                              Chantal LE SAULNIER  Héraut 

58 ème Chapitre Magistral de la Commanderie de TOURAINE au Domaine de THAIS à l’ISOPARC de SORIGNY –

                               SOIRÉE  DE  NOVEMBRE  EN  TOURAINE
Le Domaine de THAIS, dans l’ISOPARC de SORIGNY, mis gracieusement à la disposition de la Commanderie de TOURAINE par son nouveau Grand Maistre, a accueilli le Chapitre Magistral de celle-ci, le samedi 21 novembre 2015. Dès la dix huitième heure les invités ont été conviés à déguster des toasts aux rillettes et fromage accompagnés de vin pétillant. Le défilé des dignitaires, formé vers 19 heures, s’avança vers la scène à la suite des Trompettes, du Maistre de Cérémonie, des Gonfanoniers et du Chapitre local. La TOURAINE fut honorée de la présence de Messire Jean-François BREBION Vice-Chancelier des Provinces de l’Ouest, Délégué du Grand Conseil de l’Ordre, de Messire Jean-Pierre COMBROUX, Chancelier des Provinces de l’Ouest, de Messire Claude TREMBLAYE, Chancelier Honoraire des Provinces de l’Ouest, et par celle des représentants des Commanderies d’Anjou, du Berry, de Chinon-Fleur-de-France, du Choletais-Mauges-et-Bocage-Vendéen, du Comté-de-Laval, de Haute-Bretagne, de La Baule-Presqu’Ile-Guérandaise, de Loire-Océane, de Maine-et-Perche, de Pays-de-Bretagne-Sud, de Pays-de-Léon-et-de-Cornouaille, de Penthièvre-en-Armor, du Poitou. La cérémonie commença par la transmission du pilon de Messire Jean HUMEAU à Messire Gilles MOSSET suivie de l’installation du nouveau Chapitre. Deux postulants devaient être intronisés : Messire Alain COUSIN et Messire Jean-Michel STEFIC, mais, seul le premier fut présent.

La cérémonie se termina par la remise de dons à deux associations : 1000 euros pour « Présence 37 », qui aide au développement des soins palliatifs, dont la Présidente nous a expliqué l’action, et 1000 euros au titre de la solidarité inondation dans le Var qui seront remis par le Grand Maistre de Cannes-Esterel à l’organisme approprié.

La réunion se continua par un apéritif aux boissons anysées, fournies gracieusement par la Société Ricard. Le repas délicieux et joliment servi fut entrecoupé astucieusement de danses pour tous les âges, qui se continuèrent fort loin dans la nuit. La joyeuse compagnie compta quelque quatre vingt deux convives avant de  se disperser.

Deux heures du matin, dehors il fait très froid, les pare-brises sont givrés, mais nos cœurs sont chauds de l’amitié manifestée par tous les invités.

Conférence Pierre MONGIN – Dîner –

Les Singularités de la « femelle » et la Prééminence de la « Femme »

En ce vendredi 25 septembre de l’an 2015, nous avons reçu P.F.MONGIN, biologiste chercheur, pour une conférence fort enrichissante et fort plaisante pour les femmes.

En première étape, nous avons été renseignés sur les singularités biologiques de la femelle mammifère,  espèce à laquelle l’Homo Sapiens appartient, comme chacun sait. XX pour la femelle, XY pour le mâle, rien de nouveau. Souvenir de nos cours de lycée. Mais pour la suite, que de surprises et remises en place des idées reçues ! Tout d’abord, nous sommes tous hermaphrodites au stade de l’embryon et ce sont les hormones qui agissent ensuite pour déterminer le sexe. Le Y ne concourt qu’à la formation du testicule.

Il est si petit qu’il fut ignoré jusqu’en 1956. Le mâle est, selon KRAEMER un être si fragile au regard des chromosomes femelles, qu’il accuse un retard de développement, car plus affecté par le stress et les maladies. Chez  la femelle, en cas de dégénérescence d’un des deux X, son petit frère le relaie. Ce qui lui confère bien des avantages. Conséquence : alors que le pourcentage de garçons est supérieur à la naissance, quand tout est au beau fixe, les filles résistent mieux à toutes les agressions. Ainsi vivent-elles souvent plus longtemps. Sachez aussi  que les 2/3 du X se retrouvent chez le kangourou et l’ornithorynque, des survivants!

Selon JOST, la femelle est une  « chimère », c’est-à-dire une mosaïque cellulaire qui, au moment de la méiose ou croisement, crée la diversité: alors que le caractère mâle ne peut être donné que par Y; la filiation femelle s’approprie non seulement les caractères des 2 X de sa mère et de sa grand’mère,  mais aussi celui du X paternel.  Et, de plus,  c‘est le X qui  intervient dans le développement du cerveau.

Mais aussi, selon l’expérience de JOST sur des embryons de lapins castrés, tous les lapereaux sont femelles. Peut-on en conclure, en dépit de Saint Paul que Eve n’est pas sortie de la côte d’Adam, mais le contraire. Pour le Professeur SUSUMO OHNO, le Y serait un avatar, un dégénéré du X.

Au bout du chemin, il serait possible de procréer uniquement par les cellules souches à partir des chromosomes X, mais non Y.

Que d’avantages! Ne nous étonnons pas si au moins chez la plupart des animaux, de l’hirondelle au lion, par sélection sexuelle, ce sont les femelles qui font le choix des mâles les plus forts et les plus beaux !!!

En seconde étape, notre conférencier nous retraça les cultes anciens consacrés aux déesses-mères, du paléolithique    à nos jours : Isis, Artémis, la louve romaine, l’épopée de Gilgamesh et Marie, déclarée vierge et immaculée conception pour échapper à l’atavisme de la femme, responsable du péché originel. Aujourd’hui, par bonheur, les lois  WIRTH et VEIL (1975)  ont libéré la femme en lui donnant le droit de disposer de son corps.

Mais rassurez-vous, Messieurs, les femmes ont encore besoin de vous.
                                                                                                                         Chantal LE SAULNIER   Héraut