Le samedi 27 juin 2015, nous nous sommes retrouvés comme prévu à 9 heures 45 sur le parking du village médiéval du LOUROUX. Dès 10 heures un guide très aimable est venu nous retrouver et nous a emmenés dans le haut du village, sur la digue fermant une dépression naturelle en créant un étang. Cest ici que commence réellement la visite, et le passionnant récit de lhistorique du village fait par notre guide.
Empruntons à linformatique le premier rappel historique : « En 991 ou 993, Archambault, archevêque de Tours, fit don de trois églises à Bernerius, abbé de Marmoutier, dont celle de « Saint-Sulpice de Oradorio ». Cette dernière sera appelée, au XIIe siècle, « Ecclesia de Loratorio » puis, au XIVe siècle, « Lorouer » ou « Lorreux ». Vers 1536 on l’appellera « Loroux » et enfin « Le Louroux ».
Aux alentours de lan 1000 des moines installèrent leur monastère auprès de cette église, ce qui attira un regroupement de population et forma un village. Notre guide nous expliqua lorigine du nom « Le Louroux ». Les moines prêchaient lÉvangile dans un oratoire. Cest la déformation de ce mot, telle quon la voit ci-dessus, qui a donné le nom actuel. Ce sont les moines qui établirent la digue de létang. La réserve deau fut exploitée jusquassez récemment pour lélevage de poissons. Elle eut plusieurs propriétaires qui en améliorèrent les conditions de fonctionnement, notamment pour la régulation des crues. Elle est aujourdhui la propriété du Conseil Général.
Les moines construisirent un moulin à vent sur un point haut de la rive. On nen retrouve aujourdhui que quelques pierres de la fondation. Ils construisirent aussi un moulin à eau en aval de létang. Ce dernier existe toujours mais ne fonctionne plus après avoir subi des avaries au cours de la dernière guerre. En suivant le chemin de leau nous sommes arrivez au moulin que nous avons visité. Il ny reste que peu de choses, des salles vides et des meules. Mais les explications du guide compensèrent largement ce vide et nous firent revivre la vie laborieuse du meunier.
En sortant du moulin on entre dans le village en franchissant un pont sur le canal de fuite du moulin. Un pont de pierre à trois arches du quatorzième siècle. Le village semble un peu mort car la population nest pas nombreuse, entre quatre et cinq cents habitants, dont le lieu de travail, pour beaucoup, nest pas là. On peut remarquer quelques vielles maisons à pans de bois et maçonnerie ancienne.
Et lon revient dans le village initial, celui qui a été construit autour des logis des moines et de léglise. On franchit la porte des anciens remparts des XIème XIIIème siècles. Les douves périphériques nexistent plus. Les bâtiments intérieurs nayant pas encore été suffisamment sécurisés nous ne pouvons y entrer. Le guide nous présente la grange dîmière, le logis des moines et le logis du seigneur. En effet, les moines quittèrent au XVème siècle le monastère. Le village passa sous la domination dun seigneur. La raison de ce changement ne nous a pas été donnée. Le seigneur a transformé le logis des moines en supprimant une aile dont il a utilisé les matériaux pour édifier un bâtiment à sa convenance. Nous avons pu visiter léglise consacrée à Saint Sulpice et Saint Fiacre. Une grande église romane avec voute en carène de bateau inversée, datant du XIIème siècle. En passant à lextérieur de lenceinte, on peut admirer lensemble architectural et visiter le pigeonnier, privilège du seigneur : un pigeonnier de 1500 niches très bien conservé. Aujourdhui le village appartient à la Commune qui en assure la restauration Ce fut une visite passionnante.
Après ces deux heures et demie de visite nous avons festoyé dignement à SORIGNY, à lauberge du GRILLON, autour dun repas judicieusement choisi par notre Maistre de Cérémonie.
En ce 30 mai 2015, amis Anysetiers, nous nous sommes retrouvés à Neuvy le Roi au Domaine de Rouvre, bien caché dans son écrin de verdure. Nous fûmes amicalement accueillis par les Maîtres des lieux, Madame LECHRIST et son fils, armé de son canotier. Nous fûmes introduits dans une vaste cour entourée de bâtiments de ferme, bouverie, écurie, pressoir, cellier, habitations de personnels, que nous pûmes imaginer en pleine activité : hommes attelant les chevaux, rentrant le foin, femmes trayant les vaches ou tirant leau pure du puits qui trônait au centre avec le lavoir .
Par une porte charretière cintrée, nous pénétrâmes dans la résidence des propriétaires, où dominait un magnifique et vénérable tilleul de 5,50 mètres de circonférence.
Lhistoire de ce manoir est encore à écrire. On en trouve de premières traces en 1085 avec un certain Garin de Fontenelles. Mais cest en en 1226 que Philippe de Rouvre fit édifier un château fort. Dans quel but, sinterroge-t-on? Le site nest pas vraiment défensif. La voie romaine de Tours au Mans et lemplacement aux confins de plusieurs provinces permettaient-ils sans doute de percevoir loctroi au passage. Victime de la Révolution, il ne reste pas grand-chose de cette époque.
Cest en 1514 que la famille de Castelnau, venue de son Périgord natal et ayant fait fortune auprès du roi, construisit lédifice et obtint lautorisation de le fortifier, les guerres de religion faisant alors rage. Il en demeure une tour, des tourelles dangle et une partie des douves.
En 1752, le domaine fut repris et agrémenté par la puissante famille LE PELLERIN. Mais ils furent obligés démigrer sous la Révolution.
Après être passé de main en main, il fallut attendre 1847 pour que le manoir soit racheté par la famille de la Martinière, dont les héritiers essaient à ce jour de faire revivre le patrimoine.
La troisième cour, profitant dune vue dégagée sur la campagne, offre une ravissante façade du XVIIIème siècle et le corps principal de la maison de style Henri IV, aujourdhui occupé par les propriétaires, mais aussi par quelques chauves-souris et autres squatters.
Le récit fut momentanément suspendu par le vol dun héron, sans doute habitué de la pièce deau et contrarié par notre présence. Cétait lheure de son repas. Mais aussi la nôtre. Aussi, après moult remerciements à nos charmants hôtes, nous prîmes le chemin du Moulin de la Planche et, après un apéritif en compagnie des cygnes, nous pûmes nous rassasier à loisir en toute gaieté. Jimagine que notre héron enfin rassuré, en fit de même. Chantal le Saulnier Héraut
En ce vendredi 17 avril 2015, nous avons eu la chance daccueillir le Docteur Catherine Barthélémy, pédopsychiatre au CHU de Tours et membre de lAcadémie Nationale de Médecine. Grâce à ses travaux et à ceux de léquipe du professeur Lelord, nous avons pu pénétrer dans les arcanes du fonctionnement du cerveau social. Avec en question : Quel est le problème de lautisme ?
Comment apprenons-nous à communiquer ? Comment nous intégrons-nous dans la société ? « Sans les autres, nous ne sommes rien » : tel est son message.
Dès la naissance, le bébé entre en contact avec sa mère, par lécoute, le toucher, puis le regard. Il évolue par les sens et le mimétisme. Lindifférence à son environnement doit être un sujet dinquiétude. Avec les techniques dultrasons conçues par le Professeur Léandre Pourcelot, les zones du cerveau activées par les émotions et la communication se colorisent et deviennent visibles. Chez lautiste, lintelligence nest pas en cause, mais sa capacité à communiquer. Le but est donc de cerner les fonctions inactives le plus tôt possible. A partir de tests et dévaluations quelle a conçus, notre conférencière a élaboré une méthode de détection et de rééducation basée sur léchange permettant une réinsertion sociale de lautiste.
Sachez aussi, chers amis Anysetiers que la plasticité du cerveau permet, et à tout âge, la récupération, de vos capacités.
Merci au Docteur Barthélémy pour son travail et la qualité de son discours dont, malgré la complexité du sujet, la clarté, la pédagogie et son sourire nous ont ouvert des horizons sur cette mystérieuse sphère de lhumain où il reste tant à découvrir. Chantal Le SAULNIER Héraut
Ecoutez, Amis Anysetiers, la terrible et admirable histoire du soldat Paul POURCELOT, grand-père de notre conférencier. Né en 1896, il fut mobilisé en 1915 et se distingua par son courage pendant les combats de la Grande Guerre. Cultivateur de son état, il écrivit quasi au quotidien dans un petit carnet, dune une écriture fine et serrée et avec une certaine autocensure, les conditions épouvantables de la vie, sur le front des combats, des soldats devenus chair à canon. Nous avons vécu les tunnels remplis deau et de boue. Nous avons frémi des souffrances vécues: les fatigues, les rats et les poux, le froid glacial qui gelait pieds et mains, la faim, la saleté et la promiscuité; mais aussi la peur lors des bombardements effrayants et des mitraillages, les gaz asphyxiants qui faisaient vomir et obligeaient à retirer les masques. Et tous ces morts, soldats et officiers confondus, tombés à ses côtés. Combien sont restés sur ces lieux de misère, enfouis sous terre dans le comblement des tranchées, bien souvent non identifiés, ou sont revenus infirmes ou malades!
Nous furent aussi présentés les techniques, les chevaux et les chiens, lhabillement, les approvisionnements et toute lindispensable organisation de larrière.
Nous avons traversé toutes ces batailles des Vosges aux noms restés dans les mémoires : Vauquois en Argonne, Mort-Homme à Verdun où la confrontation, voulue par le Kronprinz, fit rage autant dans les nombreuses galeries à lintérieur de la colline quà lextérieur et pendant laquelle le caporal POURCELOT reprit le commandement dune escouade. Puis Locre en Flandres doù il sortit blessé à lil gauche. Bien souvent, il crut ne jamais revoir son village natal.
Démobilisé en 1919 avec le grade de caporal, quil conserva toute la guerre à sa demande, il obtint la médaille militaire et la croix de guerre. Il put enfin rentrer dans la ferme familiale à MOUTHE, dans le DOUBS. Il eut dix enfants de son mariage et fonda une fromagerie.
Notre conférencier nous apprit également que Louis Pergaud était natif du même village et que son célèbre ouvrage « La guerre des boutons » retraçait bien le climat et les péripéties dans lécole où lui-même fit sa scolarité primaire.
Se souvenir est nécessaire. Mais nous avons trouvé dautant plus de satisfaction autour de la table, à échanger entre amis nos impressions dans la paix et le plaisir.
Le samedi 6 décembre 2014 la Commanderie de Touraine a tenu son Chapitre Magistral au Logis des Laurières, près de la petite ville de Saint-Martin-le-Beau. Cet établissement, situé à une quinzaine de kilomètres de Tours, présente les avantages de comporter deux salles utilisées lune pour larrivée des participants, les intronisations et lapéritif, lautre pour le repas et la danse. Le propriétaire étant également restaurateur, le repas est confectionné sur place. Les invités étaient conviés à partir de 18 heures. Pour la prise de contact il leur fut servi du vin pétillant local accompagné de toasts aux rillettes. Vers 18 heures 30 le défilé fut formé. Derrière les porteurs de gonfanons et les dignitaires de la Touraine prirent place successivement les dignitaires des Commanderies dAnjou, de Basse-Normandie, du Berry, de Chinon-Fleur-de-France, du Choletais-Mauges-et-Bocage-Vendéen, du Comté-de-Laval, de Haute-Bretagne, de La Baule-PresquIle-Guérandaise, de Loire-Océane, de Maine-et-Perche, de lOrléanais-Sologne, de Pays-de-Bretagne-Sud, de Pays-de-Léon-et-de-Cornouaille, de Penthièvre-en-Armor, du Poitou. Suivirent alors Messire Yves Champion Vice-Chancelier de la Région 7, Messire Claude Tremblaye, Chancelier Honoraire de la Région 8, Messire Jean Humeau, Grand Maistre de Touraine, Messire Jean-Pierre Combroux, Chancelier des Provinces de lOuest, Délégué du Grand Conseil de lOrdre. Six postulants ont été intronisés : Messire Hubert de la Motte Saint Pierre, Dame Catherine Favier, Dame Anne Fréhel, Dame Françoise Montarnal, Messire Gérard Nocereau, Messire Jean Plumejeau. La cérémonie se termina par la remise de dons à trois associations : 1000 euros pour « les Maisonnées », 500 euros pour « Magie à lHôpital », 500 euros pour « Mille et Une Pétales »,et le rappel dun don de 500 euros pour « Terre et Fraternité » fait le 13 juin 2014 lors dune réception à lHôtel du Grand Commandement Militaire de Tours. Un apéritif aux boissons anysées, fournies gracieusement par la Société Ricard, fut servi devant la cheminée au feu de bois réchauffant la salle. Les amuse-bouches tout chauds, sortant de la cuisine, contribuèrent également à créer une ambiance très sympathique et bruyante. Le passage à table permit de compter quatre vingt treize convives. La danse commença au milieu du repas, avec lorchestre Jazz-Évasion pour se terminer vers 2 heures du matin. Le Grand Maistre et le Chapitre de Touraine remercient de leur présence tous les participants, qui ont créé une ambiance particulièrement amicale, et tous ceux qui ont bien voulu leur témoigner leur satisfaction davoir vécu un agréable Chapitre Magistral.
Sur proposition de notre amie anysetière du Chapitre, Laurence RICCI-GOUBARD, nous nous sommes retrouvés, vendredi 14 novembre 2014 à 18h30, 15 rue du Champ de Mars à TOURS, au Siège de la Jeune Chambre Économique, qui occupe le bâtiment de « lÉtoile Bleue », ancienne maison close. Ce site, inscrit au patrimoine de la ville, a conservé quelques salles, aux décorations originales. Monsieur Adrien BAUP, Président de la Jeune Chambre Économique, nous y a accueilli et nous en fait un historique très documenté. Ensuite, Madame Sabine de FREITAS, qui y restaure les fresques, nous a présenté son travail. La soirée sest continuée par un dîner dans un restaurant voisin, « Les SAVEURS », Place Gaston PAILHOU, sur lequel nous avait dirigé notre GMH Claude Pierre CHAUVEAU. Lexcellent repas sest déroulé dans une ambiance très chaude et amicale.
Oyez, oyez, le récit de la belle journée vécue en ce 5 octobre de lan 2014. Rassemblés dans la fraîcheur matinale à la Ferme de lEtang, Anysetiers et Anysetières purent contempler de près, émerveillés, une harde dune cinquantaine de cerfs et biches alléchée par une distribution de boisseaux dorge, accourus à lappel de Patrice Norguet, leur éleveur. Nous eûmes le loisir de caresser à loisir Bambi, la favorite des lieux.
De riches et nombreuses informations nous furent données sur les différentes étapes de lélevage, de la mise bas à labattage, hélas triste nécessité ! mais une vie sur de frais pâturages, avec bons soins, et une fin sans souffrances. Soccuper de 300 têtes nest pas une petite affaire : la période du brame nest pas sans danger: les cerfs excités deviennent agressifs. Ils ont coutume de se battre parfois jusquà la mort pour gagner les faveurs dune vingtaine de femelles. Ne croyez pas non plus la biche si douce ! Et saviez-vous que le mâle perd ses bois chaque année, que sa durée de vie varie de 15 à 25 ans et quil peut peser de 170 à 240kg, la biche de 90 à 130kg?
Cest en constatant la baisse du coût des vaches et pour redonner un sens à son métier que notre hôte sest découvert cette passion ; mais si son travail consiste à produire, abattre, transformer et vendre, il a préféré sous-traiter labattage qui nécessite trop de contrôles et un matériel spécialisé.
Enfin dégustation de savoureux pâtés et saucisson nous furent offerte.
Paniers alourdis et bourses allégées, nous rejoignîmes en nos carrosses le Château de La Mézière ou notre hôtesse Anysetière, la Marquise Isabelle de Vivès et un sympathique frère bernardin nous accueillirent en fort beaux costumes dépoque. Le festin fut royal et joyeux.
A peine finissions-nous notre noir breuvage, quun svelte seigneur nous fit découvrir lhistoire antique du safran, originaire du Cachemire et parvenu jusquà nous par la Route de la Soie puis par les Croisés, alors pour un usage médicinal. Il nous apprit comment le « crocus sativus » se cultive, se cueille, juste au début de laube avant que la fleur ne souvre et afin que les trois minces filaments rouges nabsorbent pas les senteurs à lentour; comment lémonder, le sécher, et les différentes espèces de produits du commerce, vrais ou frelatés. Et pourquoi la Hollande limposa comme étalon pour les échanges.
Ainsi le safran espagnol, le plus colorant du monde ; le safran parfumé qui capte les odeurs, le safran qui varie selon la lumière du soleil et donne la qualité culinaire. Le safran culinaire, exhausteur de goût, développe les saveurs des autres ingrédients. Sachez aussi que pour un gramme, il faut 150 fleurs. Et quun filament pèse environ 0,06g.
La France est réputée pour la qualité de son safran ; au Moyen Age, elle produisait 12 tonnes par an ; aujourdhui 20 à 30 tonnes. Le Gâtinais, Pithiviers, Toulouse et le Quercy sen sont fait une spécialité.
A lEtranger, lIran et le Maroc sont de gros producteurs.
Cette riche journée sest achevée par la découverte du moutardier et la visite du ravissant château commentée par sa propriétaire. Cadre idyllique avec sa petite chapelle, son porche Renaissance richement sculpté, sa galerie à litalienne, et ses cheminées inspirées de celles de Chambord. Là vivait le Seigneur de Mézière, médecin du Roi Henri IV et qui accueillit en justes noces Jeanne dAlbret et Antoine de Bourbon, parents du Roi.
Que soit grandement remerciée notre noble hôtesse.
Oyez, oyez, Messires et gentes Dames, la belle histoire dArmand Moisant, qui naquit à Neuillé-Pont-Pierre en lan 1838. Celle-ci nous fut contée par Dame Madeleine FARGUES, grande spécialiste de luvre immense et polyvalente de ce centralien de formation, à lintelligence universelle. Armant Moisant, grand concurrent de Gustave Eiffel, sillustra dans le développement de larchitecture métallique en vogue au XIXème siècle, qui permit douvrir de grands espaces intérieurs. Parmi toutes les constructions quil éleva, on citera le Bon Marché, le Grand Palais, le Ateliers dIvry et de Vaugirard, la première chocolaterie Menier, des ponts et des gares, dont celle de Tours, et de nombreux ouvrages permettant la circulation dans et autour de Paris.
Mais notre intérêt du jour sest surtout porté sur la Ferme modèle du Platé bâtie en 1878 que nous avons eu lheur de visiter et qui nous révéla toute la modernité et lhumanisme de ce génial constructeur : Architecture utilisant les dernières technologies, rationalisation de lorganisation du travail, souci de lhygiène, sélection des graines et du cheptel… Même si les installations ont partiellement disparu, nous avons pu toutefois retrouver les rails qui permettaient aux wagonnets de transporter céréales, engrais et déchets, la machine à vapeur actionnant les appareils de levage, linstallation en cas dincendie et bien dautres sujets dintérêt Il voulait que cette ferme soit un modèle pour les populations agricoles encore très pauvres à lépoque.
Notre passionnante visite fut suivie du traditionnel dîner au Moulin de la Planche où laccueil fut, comme à laccoutumé, des plus chaleureux. Chantal LE SAULNIER Héraut
En cette belle soirée de juin 2014, Messires et Gentes Dames Anysetiers se sont retrouvés dans les somptueux salons de lHôtel du Grand Commandement de TOURS. Douceur du crépuscule et parc fleuri participèrent au plaisir de la rencontre.
Le Général Bourgin nous a offert pour la seconde fois cette année sa sympathique présence ; et surtout nous avons pu profiter de ses travaux sur « Le Père Charles de Foucauld, la Force de lEsprit ».
Né en 1858 à Strasbourg, Charles de Foucauld fut une personnalité complexe et fascinante en cette période de colonisation, voire contestée. Son histoire sentend comme un véritable roman daventure. Orphelin, et élevé par son grand père, après une jeunesse dissipée, quelque peu mélancolique et blasée, il entra à lEcole Militaire de Saint-Cyr et devint un officier médiocre. Sétant mis en disponibilité pour se faire réintégrer à la suite de la révolte oranaise, il rencontre le Général Laperrine avec lequel il se noue damitié. Il décide alors dapprendre larabe, lhébreu, lastronomie et la topographie et se déguise en rabbin pour découvrir un Maroc alors interdit aux étrangers. Il en ramènera un ouvrage « Reconnaissance au Maroc » qui lui vaudra la Médaille dOr de la Société de Géographie.
De retour en France, il mène une vie dascète. A partir de 1886, il se voue à Dieu, devient le Frère Charles de Jésus, et consacre sa vie aux déshérités, dabord aux confins de lAlgérie, puis dans le Hoggar à Tamanrasset.
Comprenant quavant de convertir, il faut se faire accepter, Il vit et se nourrit comme les Touaregs, décide, avec laide de lofficier Motylinski, de concevoir une grammaire et un dictionnaire de la langue tamacheq qui, aujourdhui encore, est une référence.
La France se sert de lui pour faciliter la pacification de la région ; mais, malgré leur bienveillance, il demeurera toujours un infidèle pour les autochtones. Lors de la révolte de Kaocen, déclenchée en Tripolitaine en 1915, il est assassiné le 1er décembre 1916 par des pillards senousis dune balle dans la tête, dans des circonstances troubles.
Son corps fut exhumé lors du procès de béatification. Il repose aujourdhui à El Goléa chez les Pères Blancs auprès de son ami Laperrine.
En guise de conclusion, notre Grand Maître honoraire a évoqué la compréhension encore bien difficile entre chrétiens et musulmans, une interprétation des textes trop souvent à la base des conflits, et la nécessité dune plus grande tolérance. Apprendre à se connaître comme a su le faire le Père de Foucauld.
Un don de 500 euros fut remis à lAssociation Terre et Fraternité.
Convivialité et joie de vivre accompagnèrent lexcellent buffet offert par le Général Rippoll, Maître des Lieux, malheureusement absent pour obligation professionnelle.
Chantal LE SAULNIER
Héraut
Pour vous proposer la meilleure expérience de visite, nous avons besoin d'utiliser les cookies.
Vous pouvez personnaliser le paramétrage en cliquant sur "Paramètres des cookies"
Ce site web utilise des cookies pour améliorer votre expérience de navigation. Parmi ceux-ci, les cookies qui sont catégorisés comme nécessaires sont stockés sur votre navigateur car ils sont essentiels pour le fonctionnement de base du site web. Nous utilisons également des cookies tiers qui nous aident à analyser et à comprendre comment vous utilisez ce site web. Ces cookies ne seront stockés dans votre navigateur qu'avec votre consentement. Vous avez également la possibilité de refuser ces cookies. La désactivation de certains de ces cookies peut affecter votre expérience de navigation
Necessary cookies are absolutely essential for the website to function properly. These cookies ensure basic functionalities and security features of the website, anonymously.
Cookie
Durée
Description
cookielawinfo-checkbox-advertisement
1 year
Set by the GDPR Cookie Consent plugin, this cookie is used to record the user consent for the cookies in the "Advertisement" category .
cookielawinfo-checkbox-analytics
11 months
This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Analytics".
cookielawinfo-checkbox-functional
11 months
The cookie is set by GDPR cookie consent to record the user consent for the cookies in the category "Functional".
cookielawinfo-checkbox-necessary
11 months
This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookies is used to store the user consent for the cookies in the category "Necessary".
cookielawinfo-checkbox-others
11 months
This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Other.
cookielawinfo-checkbox-performance
11 months
This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Performance".
CookieLawInfoConsent
1 year
Records the default button state of the corresponding category & the status of CCPA. It works only in coordination with the primary cookie.
viewed_cookie_policy
11 months
The cookie is set by the GDPR Cookie Consent plugin and is used to store whether or not user has consented to the use of cookies. It does not store any personal data.
Functional cookies help to perform certain functionalities like sharing the content of the website on social media platforms, collect feedbacks, and other third-party features.
Performance cookies are used to understand and analyze the key performance indexes of the website which helps in delivering a better user experience for the visitors.
Analytical cookies are used to understand how visitors interact with the website. These cookies help provide information on metrics the number of visitors, bounce rate, traffic source, etc.
Cookie
Durée
Description
_ga
2 years
The _ga cookie, installed by Google Analytics, calculates visitor, session and campaign data and also keeps track of site usage for the site's analytics report. The cookie stores information anonymously and assigns a randomly generated number to recognize unique visitors.
_ga_XN227543R8
2 years
This cookie is installed by Google Analytics.
_gat_gtag_UA_239284087_1
1 minute
Set by Google to distinguish users.
_gid
1 day
Installed by Google Analytics, _gid cookie stores information on how visitors use a website, while also creating an analytics report of the website's performance. Some of the data that are collected include the number of visitors, their source, and the pages they visit anonymously.
CONSENT
2 years
YouTube sets this cookie via embedded youtube-videos and registers anonymous statistical data.
Advertisement cookies are used to provide visitors with relevant ads and marketing campaigns. These cookies track visitors across websites and collect information to provide customized ads.