Notre ami, Épistolier, Jacques Combarieu nous a fait découvrir les Pyrénées, comme nous ne les avions jamais vues. En effet, Jacques est un sportif accompli, adepte des grandes randonnées en montagne et accompagné de ses amis, il a photographié des sites d’une grande beauté. Une conférence sur l’histoire de cette frontière naturelle a complété ce superbe documentaire. Bien entendu, la soirée s’est terminée autour d’un très bon cocktail dînatoire, concocté par le Palladia.
La cité est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
C’est un très beau site sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, avec ses ruelles pavées et l’état de conservation de ses habitations médiévales.
Autre particularité pour ce petit village, ses deux cathédrales que nous avons pu visiter, dont le Palais des Evêques, Notre Dame de la Sède et ses peintures Renaissance, le musée de l’Antiquité à nos jours et la remarquable pharmacie du XVIII siècle de l’Hôtel Dieu.
Un déjeuner a suivi ces très intéressantes visites, sur la terrasse du restaurant Le Carré de L’Ange, avec une vue époustouflante sur les Pyrénées.
Le 24 mars, la Commanderie a visité le musée Paul Dupuy à Toulouse.
Le fondateur, né à Toulouse en 1867 dans une famille fortunée, érudit et fin lettré, a consacré sa vie à enrichir ses collections
(objets usuels – période entre Louis XVI et Napoléon III – peintures et sculptures ethnographiques) Pour les conserver, il fera l’acquisition en 1909 de l’hôtel Besson datant du XVI siècle. Par leg, ce dernier deviendra propriété de la ville de Toulouse en 1948 et sera enrichi de collections d’arts décoratifs depuis le Moyen Age (horlogerie, faïence et verrerie régionales, armes, monnaies et médailles).
Un déjeuner au restaurant MOAÏ, situé au cœur du Museum d’Histoire Naturelle, a clôturé cette matinée instructive et conviviale.
La commanderie du Dauphiné a organisé le 20 octobre 2024 une conférence-déjeuner sur “L’univers de la restauration des tableaux ” présenté par Mme Claudine Lafond qui nous a fait un brillant exposé sur la structure des tableaux, les méfaits du temps sur leur aspect ( assombrissement des vernis), les accidents (déchirures, pertes de matière, atteinte des cadres…), les restaurations et rajouts au cours du temps et les méthodes de restauration et de réhabilitation des tableaux (nettoyage, réentoilement, corrections picturales …) avec exemples photographiques à la clef.
33 Maistres anysetiers et invités ont suivi avec intérêt cette conférence suivie d’un excellent repas dans les salons de l’hôtel Mercure Meylan.
C’est notre ami MAURICE qui nous a convié au Musée SAVOISIEN installé depuis 1913 dans le couvent des Franciscains (XIIIe). Il est dédié à l’archéologie : préhistoire, gallo-romaine, médiévale, l’art religieux, les beaux arts, l’ethnologie, l’histoire de la Savoie. Visite passionnante qui retrace l’histoire de la Savoie du tertiaire jusqu’à nos jours.
Ci-dessous : Les peintures Médiévales du château de la RIVE à Cruet dans la Combe de Savoie offertes par les propriétaires. Il s’agit du plus ancien cycle peint profane complet conservé dans un Musée français.
Notre rencontre nous a conduit au “Grand Joseph” ou nous avons pu poursuivre nos échanges autour d’un repas face au Château des ducs de Savoie. Excellente idée à renouveler.
Ce mardi 22 octobre de l’an 2024, la Commanderie des Anysetiers de Touraine, rejointe par des membres du Poitou, de la Sarthe et plusieurs amis, a eu le privilège d’être reçue au Palais du Luxembourg par Monsieur Pierre Louault, Sénateur de Loches.
En 1615 après le décès de son époux Henri IV, Marie de Médicis, préférant s’éloigner des rumeurs et des miasmes du Louvre, fit édifier le Palais du Luxembourg par l’architecte Salomon de Brosse dans le style du Palais Pitti de Florence, dont elle était originaire. Chassée par son fils Louis XIII, elle dut s’exiler. En 1715, Louis XVI l’offrit à son frère, le Comte de Provence, futur Louis XVIII qui sera détrôné.
Après avoir hébergé en 1795 le Conseil des Anciens de l’An III et servi de prison, le Palais conserva sa vocation derésidence princière.
Il subit par la suite des transformations architecturales pour mieux répondre à sa vocation parlementaire. Sous le Consulat et le 1er Empire, les aménagements intérieurs furent très sensiblement modifiés par l’architecte Chalgrin. En 1814, le Palais estaffecté à la “Chambre des Pairs”. La Monarchie de Juillet, voit l’accroissement du nombre des Pairs de France et conduit l’architecte Alphonse de Gisors à avancer la façade sud de trente mètres sur le jardin, pour permettre la construction de la fastueuse Bibliothèque et de la Salle des Séances actuelles. En 1852, Napoléon III fit abattre les cloisons du bâtiment principal pour réaliser la grande galerie, alors Salle du Trône, dénommée aujourd’hui « Salle des Conférences ». Après la chute du Second Empire en 1879, lorsque le siège des Pouvoirs publics est transféré de Versailles à Paris, le Palais est affecté au Sénat de la IIIème République, qui y siège jusqu’en 1940. Successivement siège de l’Assemblée consultative provisoire, Haute Cour de justice, il est affecté fin 1946 au Conseil de la République, puis en 1958, devient le Sénat de la Vème République.
Aujourd’hui, fourmillent autour des 348 Sénateurs,1200 fonctionnaires et contractuels qui travaillent à la stabilité de notre Constitution et au contrôle du gouvernement. Dans les hauts degrés de l’amphithéâtre, impressionnant de dorure nous avons pu assister avec une discrétion imposée, à quelques échanges sur les questions du jours. Puis, accéder à l’immense et fabuleuse bibliothèque, ainsi qu’à la Salle des conférences, toutes deux magnifiquement décorées dans le style du Second Empire ; puis traverser la chambre de la Reine Marie ornée de motifs d’or et de lapis lazuli. Impressionnant également le majestueux escalier couvert d’un tapis aux motifs particulièrement agencés pour en accentuer la solennité. Cette visite fut aussi l’occasion de rappeler le rôle important et complémentaire à celui de la Chambre des Députés, les responsabilités des Sénateurs en tant que garants de la stabilité des institutions et contre-pouvoir du Gouvernement.
Encore impressionnés par la richesse et l’importance des lieux, nous nous sommes dirigés vers le restaurant du Sénat, lumineux et confortable, et avons profité d’un excellent menu. Bien que très occupé par l’ordre du jour, le Sénateur Louault nous a accordé un moment de partage. En début d’après-midi, nous reprenions le car, un peu fatigués, car le lever fut très matinal, mais comblés par cette journée enrichissante et conviviale.
Pour animer sa traditionnelle soirée d’automne, la Commanderie de Gascogne avait fait appel à Laurent Marsol pour une plongée dans le parcours d’ Ernest Vila (1898-1950), un auscitain méconnu qui a fortement marqué le devenir de la ville d’Auch et du département au lendemain du dernier conflit mondial.
Rugbyman à Auch, international sous les couleurs du Stadoceste tarbais, E. Vila est aussi à l’origine du développement de la pratique du tennis à Auch en créant le Tennis Club Auscitain en 1932.
Il commença sa carrière en tant qu’enseignant avec une véritable passion pour ce métier dont il a été révoqué en 1941 en tant que franc-maçon. Confronté à l’armée d’occupation, il rejoint le réseau « Vérité » puis « Combat » et fera partie des premiers résistants du département. Après des années de clandestinité, il deviendra président du Comité Départemental de la Résistance.
Cette plongée dans l’histoire locale, somme toute encore récente, n’a pas manqué de susciter un vif intérêt à une assistance attentive qui n’a pas manqué de poursuivre les discussions autour du buffet bien concocté par notre dévoué Maistre de bouche.
En réponse à l’invitation du maire de la commune, lui même Anysetier, plusieurs membres du Chapitre étaient présents le 13 octobre, pour célébrer le 10è anniversaire de la signature avec la Fondation du Patrimoine. C’était bien là l’occasion de faire le point sur les très importants travaux réalisés sur cet original ensemble immobilier, composé d’un gros manoir adossé à un rempart de terre crue datant du Xè siècle. Cet ensemble, avec ce rempart unique en Europe, est en restauration suivie grâce aux subventions publiques mais également avec la participation de nombreux donateurs dont la Commanderie de Gascogne qui a plusieurs fois dénoué son escarcelle et a permis de lancer l’opération. Un véritable partenariat s’est noué sur place, à tel point que le maire, le conseiller départemental, le président de l’Association “les Amis du Castet” sont tous Anysetiers, sans oublier Jean-Yves Gorret, notre “Maistre de Cérémonie” qui est, lui même, le Guide Conférencier du site !
Après les discours d’usage, les convives se sont retrouvés, comme il se doit en Gascogne, sous un très beau soleil pour partager la poule au pot.
Ancienne ville gallo-romaine, Levroux était appelé GABATUM. Des vestiges gallo-romains ont été retrouvés. Dans certaines rues de la ville, on dirait que le temps s’est arrêté. Que les habitants sont partis en long voyage et qu’ils ont oubliés de revenir. Les ruelles pavées du vieux bourg nous racontent encore le temps passé où les mégisseries étaient installées dans les veilles habitations et que l’activité battait son plein. Levroux est également une ville qui possède encore quelques éléments de son passé médiéval comme les ruines de son château, son ancienne poterne et sa vieille maison en bois.
La maison de bois
Elle a été construite entre 1492 et 1495. Elle avait été offerte par Catherine de Médicis aux pèlerins qui se rendaient à St Jacques de Compostelle. Elle accueille aujourd’hui la Maison Culturelle qui propose à l’année des expositions.
La Collégiale Saint-Sylvain
On la surnomme la petite cathédrale du Berry. Il faut dire qu’elle en impose avec ses 55m de long et ses 12m de large, 18m de hauteur sous voûte. Le portail sud est construit pour les lépreux et est décoré de 21 figures. La nef est de style gothique. Le mobilier comprend notamment 52 stalles sculptées représentant les vices et les vertus. Elle possède l’un des plus anciens buffets d’orgue de France. Il date de 1509. Alors installé dans le chœur, il est monté en tribune en 1780. Il comporte trois claviers, un pédalier et plus de 1800 t
En 370, St Martin, évêque de Tours vient se recueillir sur les reliques de St Sylvain et St Sylvestre et fait construire une église St Pierre et St Paul. Le culte de St Sylvain se développe autour des reliques et on vient de très loin pour se faire guérir des maladies de peau, « le feu de St Sylvain ». Classée monument historique en 1840, la Collégiale abrite des reliques auprès desquelles les lépreux priaient pour leur guérison.
En effet, Levroux tient aussi son nom du latin « Leprosus » (lépreux). On dit que St Martin est venu dans la ville soigner un lépreux. Miracle, il le guérit et il fonde un hôpital. Au moyen âge, l’hôpital devient une grande léproserie où viennent les pèlerins malades. Pour guérir, les lépreux allaient se recueillir dans la collégiale voisine, sur le tombeau de St Sylvain réputé pour soigner la maladie du « feu de St Sylvain », une vilaine affection de la peau.
La Porte de Champagne
C’est la dernière des trois portes médiévales qui fermaient la ville. C’est aussi tout ce qui reste du mur d’enceinte du 15è siècle. Le roi Charles VII avait autorisé les Chanoines de St Sylvain et les habitants à fortifier la ville pour se protéger des brigands ou des routiers et à prélever un impôt spécial pour en payer les dépenses. C’est ainsi qu’un fossé est creusé et que la ville est entourée de 16 tours, de courtines et d’un chemin de ronde. Achevée en 1506, elle est quasiment impossible à franchir sans autorisation, elle comprend d’étroites meurtrières, une casemate voutée, de larges créneaux et un machicoulis à sept mâchoires.
Juste à côté de la Collégiale, on peut admirer une belle sculpture blanche. Elle représente un berger couché sur le ventre. C’est une œuvre d’Ernest Nivet artiste originaire de Levroux et élève d’Auguste Rodin. Une œuvre similaire (berger couché sur le dos) est visible à Châteauroux.
Après cette belle visite commentée par notre guide, nous sommes allés nous restaurer à Chezelles au restaurant « Chez nous comme chez vous », très bel endroit et bonne cuisine.
Puis nous avons poursuivi notre visite en nous rendant à l’atelier parcheminier associatif qui a pour objectif de conserver le savoir-faire de la fabrication du parchemin, un artisanat présent et reconnu à Levroux depuis plusieurs siècles. Nous avons pu écouter les explications de M. ……. sur les origines du parchemin, les différences entre le cuir et le parchemin et les méthodes d’exploitations des différentes peau provenant de divers animaux (veau, chèvre, mouton, lapin…), ainsi que les différentes techniques de tension des peaux sur des cerclages.
Autrefois région d’élevage, fameuse pour ses moutons, et grâce à la rivière La Céphons, Levroux développe le travail artisanal de la peau. C’est au XIXe siècle qu’une réelle industrie des mégisseries-parchemineries prend forme. Deux existent encore.
Notre visite s’est terminée par la découverte du Musée du Cuir et du Parchemin. Créé en 1982, il permet de se familiariser avec les différentes techniques et le savoir-faire du travail du cuir. On peut y découvrir les différentes machines nécessaires à la transformation de la peau en cuir ou en parchemin. Un ensemble de maquette reconstituent les scènes d’une industrie qui a été la principale activité de Levroux pendant des siècles. Nous avons également pu découvrir au travers d’un film ce beau métier qu’était le travail du cuir qui permet aujourd’hui encore aux grandes maisons de couture d’avoir accès à des peaux de qualité pour créer des pièces uniques. Là encore, nous avons eu un guide de qualité, amoureux de son art qu’il a pratiqué pendant des années et qu’il continue à faire vivre au sein du musée.
Belle découverte d’une commune qui possède un patrimoine qui gagne à être connu et qui nous a permis, de nouveau, de connaitre et d’apprécier ce que nos villages, nos villes, nos communes mettent en avant, restaurent et sont fières de présenter à tous ceux qui se montrent curieux de découvrir des trésors cachés.
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